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 [Manoir Parkinson] Réveille-toi, je t'en prie. J'ai besoin de toi. ~ PV James

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Rafael P. O'Connell
Tortured Soul | Adorable Kid
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MessageSujet: [Manoir Parkinson] Réveille-toi, je t'en prie. J'ai besoin de toi. ~ PV James Ven 26 Aoû - 23:48

Il faisait froid. Le manoir était vide depuis quelques jours déjà. Quelques fenêtres, ouvertes depuis, claquaient contre leur cadre à cause d’un début de tempête. Des choses avaient tombés au sol un peu partout dans la demeure… L’endroit semblait abandonné alors qu’à peine une semaine plus tôt, des hordes de gens y vivaient, ou plutôt y trouvaient refuge. Une forte odeur semblait provenir des cachots… Rafael pouvait clairement la sentir, se trouvant dans la cave depuis le début. Il avait à peine bougé depuis qu’il s’était installé là, devant le cadre du vieil homme qui ne bougeait plus. À quelques mètres à peine de lui, un cadavre de chasseur était en train de pourrir, se faisant grignoter par les bestioles et les souris. L’enfant avait pu observer deux jours plus tôt l’une de ces petites bêtes s’enfuir dans sa cachette avec l’une des yeux de l’homme à la gueule. Aucun dégout n’avait déformé son visage d’ange, seulement un sourire moqueur, voir méprisant. Bien fait pour lui, qu’il avait pensé sur le coup.

Accroupi contre le mur qui faisait face au vieux tableau brulé, l’orphelin passa une main dans ses cheveux sales. Pendant sa captivité, il n’avait eu l’occasion de se laver…depuis qu’il les avait tué, il n’en avait pas l’envie. Le Nympha devait sentir aussi fort que tout ces cadavres, selon lui. Il n’avait pas bougé depuis qu’il s’était installé là, à part pour aller aux toilettes et pour se nourrir un peu. Quelques cadavres de pomme trainaient à côté de lui, d’ailleurs.

    « Tu ne crois pas que le monde est de plus en plus injuste, Pierre? Je crois que oui… C’est… la folie. Maman m’aimait, je crois. Un instant, du moins. Elle m’a aimé, n’est-ce pas? Je sais qu’une mère n’aurait pas du faire ça à son enfant... mais elle avait peur….non? C’était…compréhensible, je crois. Oui, c’est le mot. Ses gestes étaient compréhensibles… Elle a surement pleuré, la nuit.


Le petit hocha de la tête, essayant de se convaincre lui-même. Quatre jours qu’il faisait cela, qu’il se parlait à lui-même. Autour de lui, dans le silence total de l’endroit, des voix murmuraient des paroles qu’il ne comprenait pas. Rafael n’essayait plus de les comprendre depuis des mois, déjà. Dans un sens, il se sentait rassuré de les entendre. Cela lui faisait une présence…il ne pouvait s’empêcher de se sentir en sécurité, même s’il n’arrivait pas à percevoir leur mot, ou encore à les voir.

Prenant une pomme encore rouge qui trainait à côté de lui, Rafael en prit une grande bouchée. Il porta de nouveau ses yeux noisette vers le cadre de Pierre, observant son visage figé par le temps avant de continuer son long monologue.

    « Tu sais, Pierre… Il faudrait vraiment que tu te réveilles. Le temps est long…et froid, sans ta vieille voix d’homme. Tu me manques.


Un brin de sourire se forma sur ses lèvres tremblantes, et il essuya discrètement une larme qui coulait sur sa joue. L’orphelin n’avait pas du tout envie de flancher. Il ne pouvait pas. Passant de nouveau une main dans ses cheveux gras, il se redressa, grimaçant. Son corps était affaibli par les tortures qu’il avait subies au cours des mois, et surtout, il était fragile et maigre. Un gémissement, léger, traversa ses lèvres avant qu’il ne reprenne la parole.

    « Tu dors, n’est-ce pas? Tu vas te réveiller? Ils…ils ne t’ont pas tué, hein?


Tremblant sur ses jambes, il s’avança vers la peinture…vers son seul ami…ses petits doigts caressèrent la toile, et ses yeux la fixait, croyant naïvement qu’à son touché, l’homme allait ouvrir les yeux. Rafael resta quelques instants à fixer la peinture… le visage si clair et hideux de l’homme pourtant si charmant et gentil avec lui, quand un grincement se fit entendre. Comme brulé, l’enfant s’éloigna en vitesse de la peinture, les sens aux aguets.

Ce grincement, il le connaissait par cœur. C’était celui que faisait la vieille porte d’entrée du manoir que celle-ci s’ouvrait… Un frisson traversa son cœur à cette pensée. Qui pouvait bien venir de rentrer chez lui? Les chasseurs qui venaient étaient tous mort, il les avait comptés attentivement. Sa mère, ses grands-parents aussi. Qui venait d’entrer, alors? Un inconnu? Encore quelqu’un qui voulait sa mort? Sa magie?

Les petits poings de Rafael se serrèrent, et il inspira un bon coup avant de se mettre en marcher. Il fit bien attention pour ne pas faire craquer les planches du plancher, et écoutant attentivement les bruits à l’étage au dessus, il monta les escaliers en silence. Toutes ses membres tremblaient, mais il essaya tant bien que mal de l’ignorer. Tout ce qu’il souhaitait pour le moment, c’est de faire quitter cet inconnu.

Il franchit finalement la porte qui le menait au rez-de-chaussée. Dans sa poitrine, il pouvait clairement sentir son cœur battre à la chamade, et ses mains se faisaient de plus en plus moites. Il avait peur, en faite. Peur d’être capturé de nouveau. Rafael eut soudainement envie de retourner en bas près de Pierre, comme si le tableau pouvait lui apporter une quelconque protection. Mais alors que cette pensée commençait à prendre place dans sa petite tête, quelqu’un sortit de nulle part, lui l’agrippant le bras. Terrorisé, Rafael cria de toutes ses forces et sa magie se réveilla, projetant l’inconnu loin de lui. L’Orphelin s’enfuit alors en courant, allant se réfugier quelque part à l’étage.
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MessageSujet: Re: [Manoir Parkinson] Réveille-toi, je t'en prie. J'ai besoin de toi. ~ PV James Sam 27 Aoû - 21:41

Cette fois, ce n'était pas pour les chasseurs qu'ils bossaient... Heureusement, parce qu'à force de recevoir des ordres, il allait péter un cable. Mais James était le meilleur de sa profession, il savait correctement gérer ses émotions. Rien ne transparaissait chez lui quand il était en mission, sauf s'il voulait le laisser transparaitre... Notre irlandais était quelqu'un d'expérimenté et ce n'était pas pour rien. La moindre erreur pouvait lui couter la vie ou celle d'autrui et après avoir risqué sa vie plusieurs fois et surtout avoir failli la perdre plus d'une fois, James savait comment se sortir de piège, comment les éviter et comment préserver sa vie et celle d'autrui. Ce n'était pas pour rien qu'il avait changé depuis les années de Poudlard... Il était plus calme, son tempérament de feu s'était peu à peu calmé jusqu'à s'éteindre... ou presque...

Mais bon, nous ne sommes pas là pour parler de lui, du moins pas en autant de détails... Revenons donc à nos moutons... Alors que tous les chasseurs squattaient le « manoir », James lui y restait le moins de temps possible: Pourquoi?! Tout d'abord sa fille... Ensuite, son agence... Et enfin: l'ordre... Cette fois-ci, alors qu'il dinait tranquillement avec Anaïs, sa fille de neuf ans à peine, Joshua, son associé, meilleur ami et accessoirement bras droit d'Harry Potter, l'avait contacté par des moyens détournés pour lui parler d'une attaque au manoir Parkinson (non pas comme la maladie mais comme la peste de Pansy Parkinson, quoique c'est presque la même chose, c'était une vraie plaie!)... Et pourquoi, je parle de moyens détournés, tout simplement parce que James n'était jamais assez prudent lorsqu'il s'agissait de communication. Et lorsque l'on se fait passer pour un chasseur et que l'on avait une gamine, on ne devenait que plus prudent pour se protéger et protéger sa famille...

Ainsi, après avoir noté les renseignements, James appela sa soeur et lui demanda de prendre soin d'Anaïs pour quelques heures. Certes, il aurait pu appeler la mère de sa fille mais ils étaient en froid et c'était sa semaine de garde... Déjà qu'elle s'énervait par rapport à son métier, alors il n'allait pas lui donner une occasion de plus pour essayer d'avoir la garde complète... Aislinn accepta avec joie, elle adorait sa nièce et James pris sa fille dans ses bras, ses affaires dans l'autre et transplana chez sa soeur... Sur le coup, il se fichait qu'elle sache qu'il avait retrouvé ses pouvoirs, de toute façon, Aislinn ne dirait rien, elle savait garder des secrets. Après avoir embrassé sa fille sur le front, il lui murmura:

« Je n'en aurais pas pour longtemps, 'Naïs, promis... »
« Tu me le promets tout le temps mais tu les tiens pas souvent, papa » lui répondit-elle sur un ton de reproche...

James lui lança un petit sourire désolée, embrassa sa soeur et disparut à l'adresse indiqué. Tout d'abord, il cru s'être trompé... Des traces noirs sortaient des fenêtres, surement de la suie... Une odeur de mort se répandait autour du manoir... A croire qu'un mauvais sort, une malediction s'était abattue là... Il ne manquait plus que la marque des ténèbres au dessus et James avait l'impression d'être de retour dans le passé, un passé que tous souhaitaient oublier...

Soupirant, notre irlandais préféré partit vers l'intérieur. Il était là pour vérifier, faire un constat et surtout voir s'il y avait des survivants... L'odeur de mort devint de plus en plus forte alors qu'il s'approchait de plus en plus de la porte... Lorsqu'il l'ouvrit et fut à l'intérieur, ce fut insupportable... L'odeur était tellement intense et il pouvait même sentir une aura de mort... Il la sentait essayer d'entrer par sa peau, s'accrochant à chacun de ses pores... Puis il les vit... les cadavres en décomposition. Depuis combien de temps étaient-ils là?! A en juger par l'odeur et la compositions des corps, cela devait faire près d'une semaine... Pourtant, personne n'en avait eu vent avant aujourd'hui... Mais qui avait bien pu faire cela?! Des hosts?! Non, pas possible, incroyable... Et pourtant, plus il s'avançait dans le hall, plus il en avait l'impression...

Soudain, un bruit se fit entendre... James se retourna vivement et vit en enfant courir... Son premier réflexe, l'attraper par le bras... Mauvais plan, ce n'était pas un enfant normal et James valsa à travers la pièce... Se faire avoir ainsi, erreur de débutant. L'irlandais s'était laissé surprendre et cela ne devait plus recommencer... Il se leva rapidement et partit à la recherche du môme... Celui-ci ressemblait à un animal sauvage, à un jeune sans parents, totalement craintif, comme un chaton abandonné à la rue par ses parents... Il allait devoir y aller doucement avec lui, s'y prendre correctement pour ne pas l'effrayer...

Il visita et inspecta toutes les pièces de l'étage... Pourtant, il ne le trouva pas... N'en restant plus qu'une, il essaya d'ouvrir la porte, il la trouva fermer à clé, magiquement à clé... James aurait très bien pu transplaner à l'intérieur mais il préféré essayer une autre approche...
S'accroupissant à côté de la porte, il toqua légèrement et murmura:

« Petit! T'es là! Je ne te veux aucun mal, promis... Je m'appelle James. James Irish... On m'a prévenu qu'il y avait eu un accident ici et je suis venu voir s'il y avait des survivants... Petit?! Tu m'entends?! Tu n'es pas blessé?! Si tu l'es, je peux te soigner... »

Qui était ce gosse?! James n'en avait aucune idée... Ce n'était pas un host, il l'aurait ressenti en le touchant... Même s'il avait récupéré sa magie, il pouvait faire la distinction entre host et sorcier... Or cet enfant n'était ni un host, ni un simple sorcier... Il ne savait pas ce qu'il était mais cela l'intriguait... Enfin pour le moment, ce qu'il voulait savoir c'était si le gosse allait bien ou s'il était blessé, il penserait au reste plus tard, quand il aurait le temps et surtout quand il aurait sorti le petit de cet endroit respirant la mort...
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Rafael P. O'Connell
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MessageSujet: Re: [Manoir Parkinson] Réveille-toi, je t'en prie. J'ai besoin de toi. ~ PV James Dim 28 Aoû - 5:36

Tous ses membres tremblaient, et il ne pouvait rien y faire. Utilisé sa magie dans une telle situation, même si cela n’avait pas été son intention, l’avait grandement affaibli. Rafael pouvait sentir la sueur lui couler sur son front brulant de fièvre, alors que ses yeux s’inondaient, lentement mais surement, de larmes. Et il serrait les dents le plus qu’il le pouvait, ne voulant pas succomber, ne voulant pas être faible. Un quelconque gout métallique...de sang, se faisait sentir dans sa bouche. Il passa difficilement une main dans ses cheveux, les doigts tremblants, et sursauta quand un bruit se fit entendre de l’autre côté de la porte. Son regard. Effrayé, se fixa aussitôt sur celle-ci. L’homme – l’inconnu – se trouvait de l’autre côté. Le garçon n’avait trouvé rien de mieux à faire sur le moment que d’aller rejoindre Pierre dans la cave, priant pour que sa présence, bien que silencieuse, allait arranger les choses.

Sa voix, petite et tremblante, se fit entendre.

    « Pierre… pitié…pitié…sauve moi…


Rafael avait murmuré ces paroles, ses mains resserrant avec toutes leurs forces le seul coin intact de la toile. Un bruit de l’autre côté de la porte se fit entendre de nouveau. Aussitôt, il se rétracta de nouveau sur lui-même, lâchant un gémissement à peine audible. Dans son mouvement, son pied, déjà blessé par le bracelet anti magie et sa blessure, venait de se cogner contre le mur. L’orphelin jeta un rapide coup d’œil à l’énorme bleu qui s’y trouvait. Une grimace déforma brièvement ses traits en se rendant compte à quel point la blessure pouvait être douloureuse. Sa cheville devait être foulé, ou peu importe. N’empêche, il avait énormément mal. Sa main gauche, tremblante, alla s’y poser. La fraicheur de sa main sembla le soulager pendant un bref instant.

Un sursaut le prit dans la voix de l’inconnu se fit entendre au travers de la porte.

    « Petit! T'es là! Je ne te veux aucun mal, promis... Je m'appelle James. James Irish... On m'a prévenu qu'il y avait eu un accident ici et je suis venu voir s'il y avait des survivants... Petit?! Tu m'entends?! Tu n'es pas blessé?! Si tu l'es, je peux te soigner...


Craintif, Rafael observait de ses yeux noisette cette porte qui le séparait de cet homme. Irish… il avait déjà entendu ce nom quelque part. Un nom que sa mère, que son entourage avait méprisé longuement...Comme pour voir l’avis de quelqu’un, il tourna son regard vers Pierre. Comme toujours depuis qu’il l’avait retrouvé, le tableau ne bougea pas, le regard de l’homme perdu dans le vide. Quelques gouttes coulèrent sur ses joues, et il les essuya d’un geste brusque.

    « Pierre… pitié…aide-moi…


La crainte dans sa voix était plus que présente, mêlé de sanglot refoulé. Malgré le fait qu’il avait de nouveau murmuré, ce James Irish l’avait certainement entendu. Rafael crut d’ailleurs percevoir un son de l’autre côté de la porte. Pourtant, son regard resta accrocher sur le visage de Pierre. Son cœur se serra, et la douleur se faisait de plus en plus forte. Il voulait le voir bouger, il voulait l’entendre. Pierre était son seul confident. La seule personne qui l’avait écouté sans le juger, qui l’avait compris. Ses yeux commençaient à le bruler, à force de l’observer. Mais plus son regard était fixé sur lui, plus il lui semblait que les voix devenaient compréhensibles. Le petit put entendre, un minime instant, des paroles.

Fais lui confiance.

La voix ressemblait étrangement à celle de Pierre, ou peut-être cela était du à son imagination. Sur le moment, il n’y prêta pas vraiment attention. Il agrippa de ses mains fragiles le bord de la fenêtre pour se redresser puis, taguant jusqu’à la porte, il s’y adossa. Sa vision commençait de nouveau à être floue à cause de tous ses mouvements. Le Nympha se stoppa, reprenant sa respiration, puis osa parler.

    « Je…vous êtes gentils? Vous n’êtes pas un chasseur comme eux?


N’y faisant pas attention, il s’appuya un instant sur sa mauvaise jambe. Un gémissement de douleur se fit entendre, et il serra de nouveau les dents, essayant de le retenir. De l’autre côté de la porte, l’homme parla de nouveau, mais Rafael était beaucoup trop perdu et malade pour entendre tout ce qu’il lui disait. Il put pourtant l’entendre dire quelque chose à propos de la porte.

    « Pardon? Mais elle n’est pas… - prenant la poignée en main, il essaya de l’ouvrir, sans succès. – Je…je sais pas comment j’ai pu faire ça… elle ne s’ouvre pas de mon côté… Je…je suis enfermé.


Enfermé. Enfermé avec le tableau sans vie de Pierre. Pour toujours? À cette pensée, Rafael sentit de nouveau les larmes lui venir aux yeux. Il avait si peur. Il était si seul.
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