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 [Manoir O'Connell] Te fous pas d'ma gueule!! | PV Morgan

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Rafael P. O'Connell
Tortured Soul | Adorable Kid
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MessageSujet: [Manoir O'Connell] Te fous pas d'ma gueule!! | PV Morgan Jeu 3 Mai - 1:01



Il le savait. Oh oui, Rafael le savait parfaitement. Il y avait bien des mensonges dans sa vie, des secrets qui le concernaient et il n’était même pas au courant. Il le voyait par les regards que les gens ne cessaient de lui lancer dans sa famille… il le savait par les murmures qui le suivaient partout, peu importe où il se trouvait. Rafael savait parfaitement qu’il n’était pas comme les autres. Il le savait depuis qu’il était petit, en fait. Un môme n’assassine pas à lui tout seule une horde de chasseur expérimenté. Un môme ne bute pas sa mère et ses grands-parents en claquant des doigts.

Adossé au mur près du buffet, Rafael observait les gens importants qui jouaient les intrus dans sa demeure. Sa mère faisait un défilé de mode dans leur manoir et il avait été obligé d’y participer. Petite peste parmi la foule, sa sœur courrait entre les invités tout en rigolant. Sale peste. Pourtant, il ne peut s’empêcher de lui adresser un léger sourire quand elle passa près de lui, lui ébouriffant sa crinière de démone. Elle se tourna un instant pour lui faire une grimace, rentrant par la même occasion dans des invités. Sans aucune discrétion, il pouffa de rire alors qu’elle s’enfuyait le rouge aux lèvres.

Profitant du fait que l’attention des gens étaient concentré sur sa petite sœur, Rafael se tourna d’un mouvement expert vers le buffet, se prenant un verre de champagne et discrètement, il sortit une petite pilule rectangulaire qu’il avala bien rapidement. De quoi se cacher rapidement les idées, quoi. Il détestait ce genre de p’tites fêtes. Passant une main dans ses cheveux bien coiffés, il observa discrètement la foule avant de s’en éloigner. Malheureusement, il ne put pas assez rapide car sa mère arriva d’un côté sans s’annoncer, le recoiffant sans lui demander son avis. Une légère moue sur les lèvres, l’esprit un peu égaré, il la laissa faire.

« Maman voyons, j’ai pas deux ans. »

Elle rigola un peu face à sa réplique, mais Rafael n’y porta pas attention. Retirant sa main comme s’il était brulé, il partit en direction du balcon, attrapant un passage un second verre de champagne. Oh, il commençait vraiment à avoir l’esprit dans les brumes.

« Merde, c’est d’la bonne. »

Vidant rapidement sa première coupe de champagne, il la jeta à même le bas du balcon avant de passer une main dans ses cheveux. En bas, des invités crièrent à propos du verre qui leur tombait sur la tête, et il en rigola bêtement. Le second verre un peu solitaire, Raf se fit une joie sans non de le vider avant de le faire suivre le même chemin que le précédent.

« Et hop, un p’tit saut! »

Perdant un instant l’équilibre, il tangua légèrement mais finit par s’accrocher à la barre, les jambes molles comme du coton. Le cœur un peu affolé, Rafael resta un instant le regard perdu entre deux mondes, écoutant le mélange si cacophonie des deux sortes de voix ensemble. La voix de Pierre s’élevait doucement, le calmant un minimum. C’était la seule voix qu’il arrivait à supporter, surement car l’homme l’accompagnait depuis sa tendre enfance. Passant de nouveau une main dans ses cheveux, il se laissa glisser sur le sol, le regard toujours flou.

Rafael ne fut pas étonné de voir son père apparaitre au bout d’un moment. Il semblait plus en colère qu’il ne pouvait l’être. Pourtant, Rafael ne s’en souciait pas. Il avait la tête ailleurs.

« Bon, tu viens encore me faire la morale? »

Un léger sourire méprisant se dessina sur ses lèvres.


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Morgan O'Connell
Confused Man | Lost Childhood
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MessageSujet: Re: [Manoir O'Connell] Te fous pas d'ma gueule!! | PV Morgan Lun 7 Mai - 19:41

P'tite musique d'ambiance

Assis sur les marches menant aux étages, Morgan observait son reflet dans son verre de champagne à moitié plein, pensif. De là haut, il voyait les gens, discuter, rire, manger, tenter de subtiliser plusieurs toasts ni vu ni connu, chuchoter des messes basses et en rire à nouveau, avant de reporter leur attention sur le défilé de sa femme. Lui-même portait l’une de ses créations ce soir. Et pourtant, le cœur n’y était pas. Observer Mack’ jouer parmi les invités, imiter sa mère, même cela ne lui arrachait qu’un mince sourire. Il porta le liquide doré à ses lèvres, le goût ne lui fit aucun effet, à part peut-être se sentir coupable de boire, ne serait-ce qu’une gorgée de ce truc. Il ne pouvait plus boire. Il en avait assez souffert. Il reposa la flûte en cristal non loin de lui, soupirant.

Rafael entra dans son champ de vision peu après. Il faisait acte de présence, c’était aimable de sa part, mais il voyait bien qu’il aurait voulu être ailleurs. Morgan était dans le même état, ce soir, même si jamais il n’aurait pu l’avouer à Hilary, qui faisait ça pour eux. Mais faire ça au manoir finalement, était une très mauvaise idée. Les portes ouvertes lui rappelaient trop une certaine époque. Une mauvaise époque, où du sang de host tâchait souvent les tapis de l’entrée, où les chasseurs nettoyaient leurs armes, parlaient de capture et de torture. Parlaient de récupérer leur pouvoir. Il avait été l’un d’eux, s’était peu à peu transformé en un étranger dans son propre manoir, sous les yeux d’une mère folle de chagrin. Penser à Rosaleen maintenant n’était pas pour arranger son humeur maussade. Ni voir son fils porter quelque chose à sa bouche.

Rafael lui rappelait souvent Elliot. Ce n’était pas seulement ses yeux bleus perçants, c’était aussi sa nonchalance, son dédain pour les conventions. Son penchant pour l’alcool devait lui venir de lui indéniablement, mais jamais il n’avait pu le voir prendre autre chose pour se détruire. Alors forcément, l’image de Davis et de son trafic à Poudlard, de ses délires dans la Grande Salle et de sa soi disant planque dans la forêt interdite, tout ça lui revint en mémoire rien que par le geste de son fils, dont n’importe qui d’autre penserait qu’il n’avait qu’ingurgité un cachet d’aspirine. Mais lui, il avait vu. Il avait comprit.

Une colère sourde s’empara de lui, mais surtout, une douleur, un sentiment de trahison. Son fils avait tout ce qu’il voulait. Il avait une famille. Il était aimé. Ils se parlaient tant quand il était petit, intelligent comme il était, il lisait en vous, trouvait ensuite les mots innocents d’un enfant pour vous aider sur le bon chemin. Morgan s’était constamment employé à lui être le meilleur père possible, ce qui n'était absolument pas gagné, vu son cas. Et voilà le merci. Ce fut alors un sentiment d’échec qui lui prit les tripes, et l’image d’un James Irish lui riant au nez, lui disant qu’il aurait dû le lui laisser, qu’il ne pouvait en être autrement en grandissant chez les O’Connells.

Il se releva brusquement, décida de rejoindre Rafael. La situation n’avait que trop duré. Il esquiva toutes les personnes souhaitant lui dire un mot, il esquiva même Mack’ qui voulait lui demander quelque chose. Ce soir ce n’était pas elle qui avait besoin de son papa. Il s’arrêta à l’entrée de la terrasse, le visage fermé, observant en silence Raf’ s’amuser tout seul. Seul, il l’était souvent. Il ne s’en était pas vraiment inquiété jusqu’à maintenant. Morgan fit un pas en avant lorsqu’il crut que son fils allait s’écrouler plus bas dans l’herbe. La chute n’était pas très haute, mais on n’était jamais à l’abri de rien.


« Bon, tu viens encore me faire la morale? »

Impassible, il ne lui fit pas le plaisir de lui répondre. Le regard qu’il avait parlait pour lui. Il s’approcha lentement, et une fois à ses pieds, il remit brutalement son fils sur ses pieds, le hissant d’un seul coup, pour bien lui montrer que cette fois, c’était sérieux. Que cette fois, c’était grave. Le garçon mit un temps avant de tenir tout seul, sûrement l’effet de son cachet et de l’alcool combiné. Morgan le tenait toujours par le col de sa chemise, et son sombre regard était plongé dans le sien, à l’exact opposé, d’un bleu majestueux et pur. Mais voilé par quelque chose que l’aîné des O’Connells connaissait déjà. Le désespoir.

Il ne s’était jamais montré violent envers lui, et ce n’était pas maintenant qu’il commencerait, mais le lâcher, non, pas encore, et il pouvait tenter de se débattre autant qu’il voulait, ses doigts étaient solidement fixés à sa chemise.


« Enlèves-moi ce sourire de ta bouche Raf’, parce qu’il n’est plus le temps de jouer. Il n’est plus le temps pour la morale.»

On aurait dit qu’Elliot avait refait surface devant lui. Les mots de Lucas lui revinrent en mémoire, et les remords ne tardèrent pas à refaire surface. Comment parler d’une chose dont il ignorait tout ? Comment avouer que cette chose le terrifiait, à l’idée qu’elle puisse lui prendre son unique fils ? Et pourtant c’était ce qui arrivait. Il fouilla les poches de Rafael, en ressortit un sachet de l’une de ses poches intérieures, et confirmer ses doutes ressemblait à un coup de poignard.

Il le tint quelques secondes devant ses yeux, la bouche entrouverte, ayant du mal y croire.


« Pourquoi… tu me fais ça. »

Morgan reporta son attention sur le garçon, le secoua, hurla :

« POURQUOI !! Tu veux LE rejoindre c’est ça ? Je t’ai dis que Davis en était mort ! MORT… »

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Rafael P. O'Connell
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MessageSujet: Re: [Manoir O'Connell] Te fous pas d'ma gueule!! | PV Morgan Jeu 17 Mai - 3:17

Ciel contre terre. Fils contre père. Rafael était bien trop dans les brumes pour soutenir le regard si perçant de son paternel, et ce fut surement pour cela qu’il fut le premier à détourner le regard, rigolant comme l’idiot qu’il était. Oh, il en avait marre. Il avait marre de tout, en faite. Marre des voix, marre des cons qui étaient là en bas, parlant comme des riches avec un balai dans le cul. Il en avait marre de tout ces gens qui pensaient le connaitre alors qu’il ne se connaissait même pas lui-même. Oh, il ne le dirait pas, mais Rafael O’Connell avait peur de lui-même.

Quand il eut détourné le regard, son père n’attendit même pas un instant pour venir le voir et le redresser. Il était fort, le père. Le regard un peu flou, l’estomac sur le bord des lèvres à cause du mouvement trop brusque, Rafael essaya de calmer sa respiration affolée. Tout tournait…et les voix semblaient hurler. L’enfer. Il était en enfer. Il s’était toujours douté qu’il était un démon, tiens. Il le fallut un certain moment pour pouvoir tenir sur ses jambes. Il se rendit alors compte de la proximité de son oncle…père… il ne savait plus…il n’avait jamais su en fait…’fin. Il essaya de se débattre pour se dégager. Il n’allait tout de même pas gâcher sa soirée, il était attendu dans une rave en écosse.

« Enlèves-moi ce sourire de ta bouche Raf’, parce qu’il n’est plus le temps de jouer. Il n’est plus le temps pour la morale

Il souriait? Surement. Rafael le faisait toujours sans s’en rendre compte, portant un masque. Il en portait toujours un, depuis bien trop longtemps. Pour le bonheur de ses pensées… pour tout. Il se fissurait un peu plus dernièrement pour une raison qu’il ignorait… Il ne savait pas que ceux de sa race avait leur éveil complet à leur 18 ans, chose qui approchait pour lui.

« Jouer? Morale? Oh, ta gueule p’pa. T’en as jamais eu les couilles. »

Ce fut comme s’il n’avait pas parlé, son père fouillant déjà dans ses poches. Il n’avait qu’un sachet sur lui, il pouvait bien lui laisser. Dans sa réserve, une centaine l’attendait. Un léger sourire sur les lèvres, il observa le cœur en miette son père observer sa drogue, tournant lentement au blanc. Oh, il était amusant de le voir enfin réaliser la triste vérité. Son fils était un drogué. Un junkie. Un alcoolo. Il était lui, en pire. Il était eux. Il était le noir de tous. Le mauvais côté des gens. Il était le mal. Rien n’était bien en lui.

« Pourquoi… tu me fais ça. POURQUOI !! Tu veux LE rejoindre c’est ça ? Je t’ai dis que Davis en était mort ! MORT… »

Morgan avait beau le secouer dans tout les sens, lui hurler dessus aussi fort qu’il le souhaitait, Rafael ne voyait rien de sérieux dans tout cela. Il était bien trop loin…bien trop drogué. Rigolant comme un fou, l’adolescent se dégagea d’un coup des bras de son père avec une force qui n’était pas la sienne. Celle de la magie plutôt…celle de sa magie un peu trop folle… un peu trop consciente et meurtrière. Une drôle de lueur dans les yeux, il l’observa un moment avant de se reprendre, secouant un peu la tête.

De nouveau il rit, mais cette fois-ci, son rire était empli de tristesse…de désespoir.

« Davis, hein? Comme dont par l’appeler par son nom, papa! Ah non, plutôt, mon oncle, nah? C’est pas c’que t’es? Merde, t’es même pas mon oncle. C’est genre… mon grand cousin. Bordel de merde! Et puis, arrête de tout ramener à toi, à ton foutu nombril ! Tu m’portes juste attention parce que j’fais mal à votre image présentement! Ignore moi dont comme tu sais l’faire, hein! IGNORE MOI! LAISSE-MOI DONT VIVRE MON ENFER.! Laisse-moi sombrer, j’aime ça! Laisse-moi avec les voix, laisse-moi avec eux!! »

Sa respiration était affolée. Il ne comprenait même pas lui-même le sens de ses paroles. Pourquoi parlait-il des voix? Rafael n’en parlait jamais à personne. Le regard flou, le ventre en tourbillons, il descendait les escaliers venant à la cours en vitesse, bousculant sans aucune gêne les invités.

Il ne souhaitait qu’être seul. Près de la plage. De la mer. Peut-être pourrait-il y mettre fin à ses jours. Un sourire se dessina sur ses lèvres à cette pensée. Une vie de silence l’attendait peut-être de l’autre côté. Il entendit Pierre lui dire que ce n'était pas la solution, mais Raf l'ignora.

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Morgan O'Connell
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MessageSujet: Re: [Manoir O'Connell] Te fous pas d'ma gueule!! | PV Morgan Dim 27 Mai - 23:46

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Morgan avait si mal. Sa magie, tournée contre lui, même infime, venait de le frapper. Mais le pire, c’était les mots. Chaque mot que son fils prononçait réveillait en lui tout ses démons, toute la tristesse et les remords qu’il éprouvait pour tout ce qu’il avait pu faire de mal dans sa vie. Parce que Rafael avait été l’une de ses seules réussites. Lui et Mackenzie, il n’avait jamais foiré, jamais. Il leur avait toujours montré son plus beau visage, ou au moins, il avait essayé, et il avait réussi, en grande partie grâce à sa famille, mais surtout grâce à ce petit garçon, rencontré d’une manière si… magique. Un soir où tout était perdu, où tout n’était que ténèbres, il était venu lui, il l’avait réclamé, alors même qu’ils ne s’étaient jamais vu. Et s’il n’y était pas allé, à ce commissariat de police moldu ? Et s’il avait refusé de jouer le rôle de père qu’il voulait tant ? Et s’il ne l’avait pas retrouvé après sa première fugue ? Et s’il l’avait laissé à James…

Pour la première fois depuis qu’il l’avait recueillit, il repensa à ce que lui avait dit Irish, des années auparavant, alors qu’il lui annonçait qu’il gardait le garçon…


« Ta famille est pourrie, O’Connell. Regarde tes ancêtres. Les bons, je les compte sur les doigts de la main. D’une seule main. Et ceux qui tentent de s’échapper de votre enfer, ils meurent. Regarde-toi. C’est à peine si tu respires encore. Rafael ne doit pas grandir avec toi. Tu le sais.

- Ce que je sais, James, c’est qu’avec toi, jamais il ne saura ce que c’est que d’avoir une seconde chance. Jamais il ne saura ce que c’est, le pardon. Ni combien est difficile la voie du Bien. Pour toi, tout est blanc ou noir. Je n’ose même pas imaginer le jour où il fera ses premières bêtises. Les Irish ont un tel goût pour la Justice. Oh et… c’est moi qu’il a choisit, tu sauras.

- Oui… qu’est-ce que tu lui as promis dis moi ? Parce que tout ce que tu diras, il s’en rappellera, des promesses. Et tu ne les tiendras pas. Tu ne tiens jamais parole O’Connell. C’est dans votre sang de Serpentard. Tu sais, la fuite. »


Morgan ne lui avait plus jamais adressé la parole, ni même revu. Il n’y avait même plus pensé, tant il avait l’habitude de se disputer avec les Irish. Il cligna des yeux en voyant Raf’, presque adulte, s’enfuir en courant. Fuir. C’était si facile. C’était ce qu’il faisait depuis des mois. Il se disait qu’il fallait lui parler, prendre du temps pour l’écouter, le forcer à lui parler même. Mais il y avait toujours autre chose. Il s’était toujours persuadé que ça pouvait attendre, tout en sachant pertinemment que non. Mais il avait si peur que Rafael… sombre, comme son père. Comme ses deux pères.

« REVIENS ! RAFAEL ! Reviens… »

Il sentit des mains se poser sur ses épaules, mais il se dégagea avec brusquerie. Il l’avait perdu de vue, mais il n’avait pas besoin de le voir pour savoir où il était. L’appel de la mer. L’appel de son chant, censé apaiser la douleur. Jessie en avait fait un single, d’ailleurs. On tenta de lui agripper à nouveau les épaules mais il se détacha de la même manière que la première fois, et ses pieds se mirent en mouvement, plus déterminé que jamais. Il fallait dire à Rafael toute la vérité, et essayé de le sauver.

Il bouscula les mêmes personnes que lui, et entendit les mêmes cris d’indignation. Comme s’il en avait quelque chose à faire. C’était chez lui. Ses jolies chaussures dérapèrent plusieurs fois dans l’herbe humide du parc qui bordait le manoir. Le domaine était immense. Un lac faisait partie de la propriété. Il trébucha sur une paire de chaussure. Puis, quelques mètres plus loin, il trouva une veste chic. Une création d’Hilary. Les affaires de Raf’. Morgan ne put s’empêcher de respirer l’odeur laissé sur la veste, avant de la laisser au vent. Il pouvait déjà sentir l’air marin, et entendre la mélodie des vagues se briser sur les rochers.

Arrivé en haut de la falaise, il craignit soudain qu’il ne soit arrivé trop tard. Et s’il avait sauté ? Son cœur se mit à cogner plus fort, et sa gorge se serra d’angoisse. Non, il l’aurait senti. Il n’était pas de ce genre… ou bien l’était-il devenu ? Il avait parlé des voix. Peut-être le poussait-il à faire des choses qui ne lui ressemblaient pas. Peut-être avaient-elles fait la même chose à Elliot Davis. Ca ou les drogues, mais pour lui, c’était similaire. C’était du poison. Et puis un rayon de lune vint l’éclairer, là bas, au bord de l’eau. Les vagues lui léchaient les pieds et le bas du pantalon. Il semblait là et pas là, c’était étrange. C’était terrifiant.

D’autant plus que l’endroit lui rappelait sa première rencontre avec Phoenix. Non, lui, il fallait le laisser de côté, il était déjà assez perturbé comme ça, et pour l’instant, c’était son fils qui importait. Il descendit de plusieurs enjambés mal assurée sur la rocaille, s’écorchant les mains et se foulant presque une cheville. Morgan s’en fichait. Il ne voyait que Rafael.


« Rafael ! … reviens sur la berge… allez… s’il te plaît… mon garçon… Ecoute-moi ! Je ne suis pas ton putain d’oncle t’entends ! Tu m’as choisi… et j’ai accepté. C’est moi, ton papa… Rafael, reviens là…»

Il avait la voix cassée par la peur et l’émotion. Son fils fixait l’eau et ne bougeait pas. On aurait même dit qu’il ne respirait plus. Les mots se bousculaient pour sortir, il ne savait pas par quoi commencer, il ne savait pas s’il arriverait à maîtriser toutes les émotions qui bouillaient en lui.

« J’ai… Je vais te parler de Davis, de… de ton père Elliot. Et… les voix aussi, je vais essayer… mon fils…»

Il se rapprocha, entra dans l’eau, répétant ces phrases sans fin, bégayant, insistant sur ‘mon garçon, mon fils’, jusqu’à ce qu’il entende la voix de Raf’. Il marmonnait, chuchotait, l’irlandais ne comprenait pas, ne savait même pas si c’était vraiment lui qui parlait. Mais lorsqu’il le vit s’effondrer dans l’eau, jamais encore il n’avait eu si peur de voir la mer engloutir l’un des êtres qu’il aimait le plus au monde.

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Rafael P. O'Connell
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MessageSujet: [color=#56698f] Dim 3 Juin - 3:07




    Fuir. Partir. Tout quitter. Voilà ce que Rafael souhaitait à cet instant. Il en avait assez de tout…assez de vivre…assez de souffrir… La vie ne semblait pas être faite pour lui. Elle lui était mauvaise… lui laissait un goût amer dans la bouche… un goût de cendre et de sang… un goût qui lui donnait bien trop souvent envie de pleurer et de rire…et tuer et de gémir… il ne se comprenait même pas lui-même. Qui était-il? Pourquoi y avait-il autant de voix autour de lui? Pourquoi y avait-il cette voix dans sa tête? Cette voix si maléfique et puissante...si charmeuse et envoûtante. Parfois, il lui arrivait d’avoir des pertes de mémoire subite…de se trouver à une fête puis dans une ruelle sombre, les mains sanglantes. Il avait peur. Peur de lui-même. Quel monstre se cachait en lui? Non… rien ne se cachait en lui… il était un monstre, c’était aussi simple que ça. Un monstre sanglant…assoiffé de sang… un monstre qui n’assumait même pas la démence qui l’habitait.

    Ses pieds nus rencontrèrent soudain la douceur…la fraicheur de l’eau. La boule qui lui tenait la gorge depuis quelques minutes déjà s’apaisa doucement et Rafael se permit de fermer les yeux. Il ne se souvenait même pas avoir retiré ses souvenirs. Il ne se souvenait même pas pourquoi il était ici. Près de lui, Pierre lui murmura qu’il était sur le point de faire une bêtise. L’hybride lui répliqua aussitôt que c’était les enfants qui en faisaient, et qu’il était un adulte depuis bien longtemps déjà. Le fantôme…l’âme perdue plutôt… lui adressa un léger sourire désolé avant de soupirer. Il n’arrivait plus à rien avec lui.

    « Rafael ! … reviens sur la berge… allez… s’il te plaît… mon garçon… Ecoute-moi ! Je ne suis pas ton putain d’oncle t’entends ! Tu m’as choisi… et j’ai accepté. C’est moi, ton papa… Rafael, reviens là…»

    Papa… un rire lui échappa. Papa… d’où venait donc ce mot? Oh, il avait été le premier à l’employé. Il avait appelé Morgan comme ça, enfant, et depuis, ce n’était jamais parti. Avec le temps, c’était devenu p’pa… le vieux… mais ça signifiait toujours la même chose à ses yeux. Choisi… il l’avait choisi? L’avait-il vraiment fait? Peut-être. Cela faisait tellement de temps…il était si innocent dans ce temps là…si fragile…si cruel… un monstre avait déjà pris place en lui à cette époque. Un monstre qui avait tué toute sa famille…ainsi qu’une horde de chasseur.

    « J’ai… Je vais te parler de Davis, de… de ton père Elliot. Et… les voix aussi, je vais essayer… mon fils…»

    Davis? Il ne connaissait que son nom…son nom et son cadavre. Il avait assisté aux funérailles malgré le fait qu’il ne l’avait jamais connu. Il avait même héritier de ses trucs, mais son père n’avait pas voulu qu’il les garde. Ils devaient certainement être quelque part dans le manoir, derrière une porte verrouillé à clé. Il n’avait jamais vraiment pensé à chercher. Davis n’était que l’un qui avait mis sa mère en cloque. Et pourtant, selon ce que les gens disaient, Davis signifiait bien plus que ça.

    Les voix… Y penser lui rappela soudainement leur présence, et plusieurs d’entre elle se mêlèrent à la voix de Pierre, lui donnant affreusement mal à la tête. Il avait besoin d’un verre. De plus de drogue. Tout pour les oublier, les ignorer. Il avait besoin de quelque chose… Non, il n’avait besoin que d’une chose. Mourir. Il n’était qu’un monstre, après tout.

    À côté de lui, Pierre lui murmura au travers des cris qu’il parlait à voix haute seul depuis un moment. Non sans un regard noir, premier geste depuis bien longtemps, Raf le fit taire. Il lui fallut un certain moment pour tourner son regard vers Morgan… non…vers son…père.

    Un rire aurait pu lui échapper si la situation n’était pas si pire. Morgan était dans un état pitoyable. Adieu les cheveux bien placés et les vêtements propres. Il avait de la terre un peu partout sur les pantalons, et ses mains semblèrent avoir été blessées par les roches. Le pire, c’était certainement son visage. Il semblait au bord des larmes.

    « Les voix? Tu…tu les entends aussi? »

    Un espoir se faisait entendre dans sa voix, tout comme un tremblement. Il en avait si peur. Il ne les comprenait pas. Tout le monde les entendait, alors? Pourquoi n’en parlaient-ils pas, alors? Pourquoi en était-il si affecté contrairement aux autres? Se trouvait-il à être si faible?

    « Ils crient…ils crient tout le temps dans mes oreilles… sauf Pierre… ils se lamentent…gémissent…et le pire…le pire…c’est leurs doigts…leurs doigts qui m’effleurent quand ils murmurent…la nuit… c’est normal, ça? HEIN? ! »

    Morgan fit un mouvement pour le toucher, mais Rafael se dégagea rapidement, lui balançant un coup plutôt fort. Il lui sembla l’entendre tomber dans l’eau, mais il était déjà loin, marchant à tout va pour essayer de s’éloigner de lui. Pourquoi ne pas se laisser engloutir par l’eau? Pourquoi ne pas mourir, tout simplement? Les monstres ne méritaient pas de vivre.
    Son genou percuta une roche, et affaiblit par l’alcool, il tomba tête première, se cognant la tête. Sa vue se coupa un instant, son front lui fit horriblement mal. Le visage dégoulinant doucement de sang, il se laissa glisser contre la pierre, sanglotant, criant et délirant.

    « TAISEZ-VOUS. FERMEZ LÀ. LAISSEZ MOI SEUL BORDEL DE MERDE.»

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Morgan O'Connell
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MessageSujet: Re: [Manoir O'Connell] Te fous pas d'ma gueule!! | PV Morgan Dim 17 Juin - 22:07


"La mer des souffrances est sans limites"

Morgan essayait d’assimiler les mots de son fils, mais il ne pouvait que se rendre à l’évidence. Il n’y comprenait rien. Il ne voulait pas comprendre. Laisse les voix Raf’… Elles te font du mal… Voilà ce qu’il avait envie de dire, mais ses mos restaient coincés au fond de sa gorge. Il pouvait bien voir qu’il subissait, que sûrement, elles ne lui demandaient pas son avis, ces putains de voix. Peut-être qu’à son cousin, c’était aussi le cas, sauf qu’il n’en avait absolument rien à faire. Oui mais voilà, Rafael était le fils biologique d’Elliot. Et de ça, il en avait quelque chose à faire. Tout comme la crise de délire que traversait son fils en ce moment même. Il avait si peur pour lui…

Il retomba dans l’eau comme s’il ne pesait rien.


« Raf’ ! Bordel ! Écoute-moi ! »

Il cracha de l’eau de mer, furieux qu’il l’ait repoussé et qu’en plus, il soit tombé à l’eau. Mais Rafael n’était plus là… Ce qu’il disait était à la fois incompréhensible et effrayant.


« Merlin… Rends moi mon fils vieil imbécile… »

Depuis la perte de ses pouvoirs il ne jurait plus par lui. C’était trop douloureux, il le détestait, lui et ses décisions soi disant supérieure. Mais là il ne pouvait pas s’empêcher, la situation était trop grave. Morgan avait peur… et son angoisse augmenta voyant son fils disparaître dans l’eau. C’est là qu’il se remit à maudire le vieux pour lui avoir enlevé ses pouvoirs.

Il plongea. Il était très bon nageur. Dans la famille O’Connell, on apprenait à nager en mer. Son père l’avait jeté d’un bateau à 6 ans, il avait dû se débrouiller pour y remonter tout seul. Jessie avait subit la même chose. C’était plutôt radical comme technique, mais ça ne les avait pas empêché d’aimer la mer tous les deux passionnément. Morgan connaissait la mer… Il savait qu’elle pouvait être à la fois belle et impitoyable. Et là, elle était à deux doigts de lui prendre son fils qui s’était cogné la tête, qui devenait fou, qui était bourré, drogué… qui coulait.

Forcément, une image lui revint en mémoire, et il aurait préféré que ça n’arrive pas maintenant. Il lui était arrivé une scène similaire… mais c’était lui qu’on sauvait des eaux. Thomas… C’était son Finnie qui lui tendait la main… qui le sauvait de la mort. Il tendit la main et accrocha les doigts de Rafael. Il semblait à semi-inconscient. Pourtant lorsqu’il le tira contre lui pour le ramener à la surface, il vit ses yeux se rouvrirent. Et lorsqu’il le sentit se débattre, Morgan crut leur dernière heure arriver. Il avait envie de lui hurler dessus, de lui crier ce qu’il était en train de faire, mais évidemment, sous l’eau, on ne pouvait pas. Il avait l’impression qu’il ne comprenait pas qui il était, ni ce qu’il voulait faire. Il tenta de le maîtriser, mais sa force n’était pas celle du garçon qu’il connaissait. Il aurait tant besoin de magie… mais il n’avait que sa force physique. Et son amour pour le garçon. Son garçon.

Alors il tint bon, il ignora ses coups, il le remonta à la surface.



« Respire !! Respire je te dis !! Rafael !! »

La vue de son sang le rendait malade. Tout en le forçant à respirer, il le tira sur la terre ferme. Il jurait sans discontinuer depuis qu’il avait de nouveau la capacité de respirer et donc de parler. Et puis, il serra son fils très fort contre lui. Il ne l’avait plus serré de cette manière depuis… la cure. Depuis cette fois où il avait voulu fugué du centre, tant il souffrait et qu’en bon serpentard, il préférait la fuite. Raf’ avait été là, il l’avait empêché, il lui avait crié dessus et il avait pleuré… Morgan avait pleuré aussi, il avait même eu honte d’avoir pu penser à s’enfuir. Ils s’étaient promis milles et une chose…

Il lui caressa ses cheveux détrempés, il repensa à ce moment et tenta de lui faire ressentir ce qu’il n’arrivait pas à dire. Il le força à s’allonger contre un rocher dont la surface, poli par la mer, reflétait une douce lueur… celle de la lune. Morgan lui nettoya le visage, arrêta le sang qui coulait de la blessure de son fils. Il sentait son regard sur lui, et le fait qu’à présent il le fixe sans mot dire l’angoissait tout autant que lorsqu’il psalmodiait des paroles étranges venues d’ailleurs.

Il plongea ses yeux dans le siens, si opposés mais à la fois si similaires dans ce qu’ils disaient… Encore haletant par leur combat sous marin, il prit néanmoins la parole:



« Pose-moi les questions que tu veux… Je ne te cacherais rien. Je ne te promets pas d’avoir la réponse à tout… et ton parrain t’as sûrement déjà tout dit sur Elliot… mais je sais des choses qu’il ne sait pas. »

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Rafael P. O'Connell
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MessageSujet: Re: [Manoir O'Connell] Te fous pas d'ma gueule!! | PV Morgan Lun 18 Juin - 1:15



L’eau…partout…tout autour de lui… il n’y voyait rien… il y voyait tout. De l’eau, encore de l’eau. De l’eau partout…il se sentait pris dans une cage…et dans le silence… un silence apaisant et doux… un silence qui n’était coupé que par ses propres pensées et non toutes ses voix qui l’accompagnaient depuis bien trop longtemps déjà. Et elle était là, douce et belle près de lui…un grand sourire sur les lèvres, une main tendue vers lui… elle était là, la Mort. Grande et belle…douce et fraiche…elle lui semblait comme une grande bouffée d’air frais…comme une libération en elle-même… l’esprit bien fragile et vide, il tendit la main dans sa direction dans l’espoir de l’atteindre, de la retrouver le plus vite possible. Et elle lui sourit, grande tentatrice qu’elle était…et d’un coup, elle se dissipa, son image bien vite remplacé par celle de Morgan, son père, lui tendant la main.

Il lui fallut un instant pour se rendre compte du départ de son aimée, de sa sauveteuse. Son esprit vint alors fou, tout comme son corps. Il essaya de se débattre de toutes ses forces alors que l’air commençait de plus en plus à lui manquer, alors que la mort, certes disparue, lui paraissait de plus en plus près. Mais son père ne semblait pas prêt à le laisser filer. Il le tirait de toutes ses forces vers le ciel, vers la terre. Leur bataille sous-marine lui sembla durer une éternité, tant la mer semblait grande. Pourtant, il était venu tant de fois se baigner autrefois, et jamais il ne s’était perdu aussi profondément. Il lui semblait que la noirceur de la nuit et l’éclat mystérieuse de la lune éveillaient une force étrange qui habitait la mer… une force qui ne cessait de le tenter, seconde après seconde… une force, doux murmure dans l’eau…dans sa tête, pour qu’il sombre de nouveau… ou qu’il sorte. Une force… une voix, qui aurait du disparaitre avec les murmures. Une voix qui ne le quittait pas.

« Sors, sors de là, Sors, sauve moi. Sauve nous. Pitié, sors de l’eau. Vis! »

Et comme si la vie, le monde obéissait à cette voix, ils sortirent enfin de l’eau.

« Respire !! Respire je te dis !! Rafael !! »

Non… non, il ne le voulait pas. Pourtant, il le fit tout de même, sans avoir la force d’empêcher cela. Quelqu’un d’autre contrôlait son corps… et pour la première fois, il le savait… il le sentait. Pour la première fois, il s’en rendait complètement compte… il différenciait sa voix des autres…Une panique le prit alors et il se mit à respirer à toute vitesse, pleurant comme un enfant. Il n’était pas un monstre. Il y avait un monstre en lui. Un monstre en lui…comme sous son lit, étant petit. Un monstre qui lui voulait du mal, un monstre qui le voulait en vie. Un monstre qui volait pleins de parties de sa vie. Un démon.

Des bras se refermèrent brusquement autour de son corps, l’empêchant tout mouvement, tout fuite. Il lui fallut un instant pour revenir à la réalité et reconnaitre l’odeur de son père tout autour de lui, contre lui. Il ne savait plus quoi penser avec ce mal de tête lui malmenait l’esprit de plus en plus. Les lèvres ne cessaient de couler sur ses joues, tout comme son sang, et bien vite, il n’eut la force de ne rien faire d’autre que de prendre son père dans ses bras. Il le serra de toutes ses forces, essayant de chasser les pensées bien sombres qui ne cessaient de l’envahir.

Mais bien vite, il se trouva loin de lui, sa main dans ses cheveux et allonger contre une roche. Allongé là contre la roche comme un mort, laissant Morgan retirer le sang de ses cheveux, de son visage. Le regard fixé sur l’éclat de la lune, il cherchait….cherchait cette voix qui ne cessait de lui faire peur, de lui prendre son corps et de son temps…et son âme, peut-être. Il ne savait pas. Il voulait savoir. Mais il ne savait pas si…si quelqu’un pouvait lui donner des explications à cela.
Au bout d’un moment, son regard rencontra celui de son père.

« Pose-moi les questions que tu veux… Je ne te cacherais rien. Je ne te promets pas d’avoir la réponse à tout… et ton parrain t’as sûrement déjà tout dit sur Elliot… mais je sais des choses qu’il ne sait pas. »

Hésitant, il le regarda longuement… il était étonnant de savoir à quel point il pouvait être silencieux maintenant que son père lui promettait toutes les réponses qu’il voulait bien avoir. Et pourtant, même s’il voulait tant ces réponses, il Rafael resta là longuement à le dévisager, à essayer de tout comprendre par lui-même. Il ne voulait pas en parler. Il n’en parlait jamais…jamais…il en avait déjà bien trop dit.

Et pourtant… pourtant, il osa. Il osa lui demander.

« Tu… tu les entends? Qui les entend? Je comprends pas, p’pa. J’comprends rien…rien du tout… elles sont toujours là… même dans le silence, toujours, toujours. J’les comprends pas toujours mais…mais elles sont là…et …et puis y’a elle… elle …cette voix. Elle…elle est toujours…toujours là…même sous l’eau, elle était là…elle…elle…elle prend mon corps parfois… parfois j’ai…j’ai des blancs…des trous noirs… je comprends pas… je…c’est comme ça depuis…depuis ce jour là, »

Ce jour là, le jour où il avait tué tout le monde. L’avait-il dit une fois à son père? Était-il au courant? Il ne pensait pas. Alors… peut-être pour la première fois de sa vie, il ne savait plus trop, il le dit enfin à quelqu’un. Rafael se confessa enfin.

« Ce jour là… où j’les ai tous tuer…ces chasseurs… à 9 ans à peine, j’les ai tous tuer… un par un…même ma mère… mes grands-parents…tous….tous mort…tous…»

Et il sanglota. Car il était un monstre qui habitait un autre monstre.


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    I'd imagine the whole world was one big machine. Machines never come with any extra parts, you know. They always come with the exact amount they need. So I figured if the entire world was one big machine, I couldn't be an extra part. I had to be here for some reason. And that means you have to be here for some reason too.


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Morgan O'Connell
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MessageSujet: Re: [Manoir O'Connell] Te fous pas d'ma gueule!! | PV Morgan Ven 6 Juil - 23:00




Des gouttes lui coulaient le long de la nuque, elles entraient, glacées, jusque sous sa chemise trempé elle aussi, et il pouvait sentir le sillon qu’elles empruntaient sur sa peau. Morgan tentait de rassurer son fils, qui se perdait dans ses explications, qui essayait de lui dire ce qui lui arrivait enfin… Il ne s’était pas imaginé que ce soit si important, que Rafael en souffre à ce point. Plus il parlait, plus il serrait les poings, et plus il baissait la tête. La voix de son Rafael était comme une lame qui s’enfonçait régulièrement dans son cœur. Ses doigts touchèrent des galets lisses, humides, il en serra un de toutes ses forces.

L’irlandais ne pouvait pas supporter… son erreur. Son erreur de ne pas avoir su voir, de ne pas avoir eu le courage de forcer Raf’ a lui dire tout cela bien plus tôt…


…et puis y’a elle… elle …cette voix. Elle…elle est toujours…toujours là…même sous l’eau, elle était là…elle…elle…elle prend mon corps parfois… parfois j’ai…j’ai des blancs…des trous noirs… je comprends pas… je…c’est comme ça depuis…depuis ce jour là, »

Il écoutait, il ne disait rien, il n’osait pas. Il quitta le regard de son fils alors qu’il lui annonçait qu’une voix parmi d’autre le possédait parfois. Aussitôt il vit Lucas lui dire qu’il n’était pas normal, qu’il n’avait jamais été normal, son fils. Qu’une puissance l’habitait. Quelque chose de dangereux. Depuis, il avait lu, comme un bon élève, les informations que son ami vampire avait cherché pour lui. Depuis, il avait eu encore plus peur de ce que ça signifiait, et devoir affronter Rafael pour vraiment tout savoir lui avait parut impossible. Il ne voulait pas changer l’image qu’il avait de son fils. Son fils comptait parmi ce qu’il avait de plus beau dans la vie… Il voulait qu’il échappe à son sang, qu’il échappe au malheur… En le gardant loin des affaires d’Elliot, il voulait qu’il ne pense jamais à son père biologique, qu’il ne lui pose jamais de questions sur celui qui, à ses yeux, n’avait pas su résister aux malheurs de sa vie. Celui qu’il aurait voulu aimer, parfois.

Il sentit une pression sur son bras. Morgan ne voulait pas savoir de quel jour il parlait. Morgan voulait fuir, encore, toujours… Pourtant, il répondit à la main qui lui prenait le bras, et ses yeux se rivèrent à nouveau dans ceux de Rafael.


« Ce jour là… où j’les ai tous tuer…ces chasseurs… à 9 ans à peine, j’les ai tous tuer… un par un…même ma mère… mes grands-parents…tous….tous mort…tous…»

Les larmes, si rares chez lui, perlèrent au coin de ses yeux, mais lorsqu’elles tombaient elles se confondaient avec les multiples gouttes d’eau salée qu’il avait sur le visage. Il avait demandé à James Irish comment il avait connu le petit garçon. Il lui avait raconté le massacre, il lui avait dit à quel point c’était horrible, et que le sortir de là comptait parmi les moments les plus éprouvants de sa vie. ‘Du sang… beaucoup de sang… et lui, avec son portrait, les larmes aux yeux. J’en ai fais des rêves les jours suivants… des mauvais rêves.’ Qu’Irish lui avoue cela lui fit vite comprendre qu’il n’exagérait pas. Mais maintenant, qu’apprenait-il … Rafael lui-même responsable des meurtres ? A 9 ans ?

Il l’étreignit à nouveau, ne supportant plus ses sanglots déchirants. Il était dans une telle détresse, qu’il en tremblait de peur. Il le berça, comme il l’avait fait quand il n’était qu’un enfant. Il était toujours un enfant… son enfant…


« Chut… Tu es courageux, tu l’as toujours été. Même perdu dans la neige… Tu te souviens comme tu étais mort de froid, mais que tu te débattais quand même parce que tu étais en colère ? C’est ça que tu fais, tu te mets en colère devant les choses qui te blessent, que tu trouves injuste. Ces gens… Ces gens t’ont fait du mal… Ces gens sont morts parce qu’ils t’ont fait du mal, parce qu’ils ont fait du mal aux autres, aux hosts… Chuut Raf’, calme-toi, écoute ma voix, seulement la mienne. »

Il colla son front au sien, après avoir écarté les mèches collantes qui lui dissimulaient les yeux de son fils. Il n’était pas très démonstratif. Il était plutôt pudique même, alors peut-être que ça le surprenait. Il se tut exprès jusqu’à ce qu’il n’entende plus les sanglots, jusqu’à ce que Rafael n’écoute que leurs deux souffles, et le bruit de la mer derrière eux. Il aurait voulu les réchauffer tous les deux, les envelopper dans une bulle protectrice pour que ce moment dure plus longtemps. Mais il n’avait pas sa putain de magie.

« Écoute-moi, que moi… Je vais te dire ce que tu es… ce que ton père était. Il n’était pas un sorcier comme les autres, il était une créature magique. Il était un Nympha Spiritus… »

Il aurait voulu attendre de voir si ça disait quelque chose à son fils ou non. Il aurait voulu attendre de rassembler ce qu’il allait dire ou non, là tout de suite. Mais il savait que s’il attendait encore, il allait se taire, et il allait fuir. Alors, il dit tout, en vrac, il raconta ce qu’il savait.

« Je pense sincèrement qu’il n’aurait pas voulu te transmettre le gène. Il… Il l’a très mal vécu. Du moins, au début. Jessie… selon Jessie, c’était moins les voix que Laurent le problème. Il t’a parlé de Laurent ? (il soupira, secoua la tête devant l’ampleur des choses à raconter.) Écoute… les voix, ce sont des esprits. Tu… Tu peux communiquer avec eux. D’après ce que j’ai lu, les Nymphas sont cousins des Centaures. Ils sont… Tu n’es pas un monstre. Tu ne dois pas penser, ne serait-ce qu’une minute, que c’est mal ou que tu es...mauvais. J’aurais dû t’en faire part plus tôt, mais je ne voulais pas voir… Je ne voulais pas, égoïstement, croire que tu en étais un. Je te voulais normal, dans un monde normal, je voulais te voir grandir comme un adolescent normal… Mais rien n’est normal. C’est absurde. Je suis… je suis désolé. »

S’excuser, encore, toujours, pour ce qu’il avait fait de travers. Il essayait pourtant, tous les jours, d’être le meilleur possible, de lutter contre ses travers et ses nombreux défauts. Mais arrivait toujours un moment, où ça craquait, où il craquait. C’était sûrement à cause de ça qu’il n’avait toujours pas de pouvoir… En voyant certain sorcier les récupérer des années plus tard, il s’était remit à espérer, forcément. Même s’il ne l’avouait jamais, il regardait la liste s’allonger au travail, et il attendait le jour où il pourrait y voir son nom. Ses collègues ne lui demandaient jamais. Depuis toujours il laissait planer le doute, et il faisait bien attention de ne pas montrer Merrow partout. Mais ceux qui le connaissaient, ceux-là, ils savaient, et chaque jour passé sans magie lui rappelait pourquoi il ne les avait plus… et il avait honte.

Tout comme là, il avait honte, sous le poids du regard de son fils. Il devait lui en vouloir terriblement, de lui avoir caché, de l’avoir laissé dans l’ignorance. Et encore, il n’avait pas les réponses à toutes ses questions…

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Rafael P. O'Connell
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MessageSujet: Re: [Manoir O'Connell] Te fous pas d'ma gueule!! | PV Morgan Ven 13 Juil - 22:44



Un sanglot arraché par une main glacée. Il la sentait cette main à chaque instant. Parfois, elle se trouvait posée sur son épaule, comme apaisante…et d’autres fois, elle serrait son cœur avec une telle force, comme pour le faire serrer de battre. Il ne savait s’il devait lui faire confiance, à cette main. Elle était là depuis toujours, comme les voix, comme la voix, et il n’avait pas envie de se prendre la tête avec tout. C’était déjà bien assez compliqué ainsi. Rafael était beaucoup trop entouré pour être normal. Entouré, et pourtant, il sentait la solitude à chaque instant près de lui, comme une douce compagne éternelle. Jamais il ne redoutait de ne plus rien entendre, devenir sourd était presque devenu un rêve, à ses yeux. Ne pouvait-il pas être normal comme tous les autres? Ne pouvait-il pas vivre comme tout adolescent de son âge, sans avoir du sang sur ses mains, et sans être au courant de choses qui ne devraient même pas avoir de place dans sa vie? Ne voulait-il pas, tout simplement, avoir une vie normale, sans aucune palpitation, sans aucune violence et voix? Qu’avait-il fait pour être ainsi aussi malmené par la vie? Payait-il les pêches des siens au grand complet? Les pêchés des O’Connell et des Davis réunis?

Quelque part, les bras de son père autour de son corps sont comme une barrière contre le monde entier. Il s’y accrochait comme si sa vie en dépendait, espérant qu’un miracle se fasse et que tout disparaisse. Que sa vie change au tout au tout, devenant normale. La normalité lui faisait envie depuis tout petit, mais avec un pareil nom, un pareil passé et une pareille histoire, il ne pouvait même pas s’en approcher, et encore moins l’effleurer du regard. Ne pouvait-il pas au moins avoir une explication à toutes ces folies qui peuplaient sa vie? Ne pouvait-il pas au moins comprendre ce qui n’allait pas ?

« Chut… Tu es courageux, tu l’as toujours été. Même perdu dans la neige… Tu te souviens comme tu étais mort de froid, mais que tu te débattais quand même parce que tu étais en colère ? C’est ça que tu fais, tu te mets en colère devant les choses qui te blessent, que tu trouves injuste. Ces gens… Ces gens t’ont fait du mal… Ces gens sont morts parce qu’ils t’ont fait du mal, parce qu’ils ont fait du mal aux autres, aux hosts… Chuut Raf’, calme-toi, écoute ma voix, seulement la mienne. »

Sa respiration, affolée, essaya vainement de se contrôler. Il ne s’était pas rendu compte à quel point il avait de la difficulté à respiré, jusqu’alors. Raf essayait sans vraiment y parvenir de se calmer un minimum, de se concentrer sur la voix alarmée et perdue de son père, mais il ne parvenait à rien. Une crise de panique menaçait de nouveau de faire surface, et les poings bien serrés sur la chemise de son père, il serrait les dents, essayant de prendre le contrôle de son corps. Mais le contrôle, l’avait-il réellement eu une simple fois dans sa vie, sur son corps?

« Non… non, c’est pas moi. C’est pas moi, papa, c’est pas moi, qui fait tout ça. C’est lui, c’est la voix. »

Sa voix tremblait, son corps s’agitait. Apaisant, le front de son père alla se poser contre le sien, et le regard incertain, Rafael l’étudia un instant avant de se calmer doucement, essayant de calmer de son mieux la respiration de son père. Il lui fallait se calmer. Il n’avait pas le choix. Quand il était aussi agité, les choses l’allaient pas. Il perdait des bouts. Au bout d’un moment, par miracle, il parvint enfin à calmer sa respiration, calquant celle de son père, et au loin, ou plutôt tout près, il n’entendait que le bruit des vagues.

« Écoute-moi, que moi… Je vais te dire ce que tu es… ce que ton père était. Il n’était pas un sorcier comme les autres, il était une créature magique. Il était un Nympha Spiritus… »

Son regard chercha de nouveau le sien. Son père n’était donc pas humain? Il n’était pas humain lui-même? Un instant, il voulut s’éloigner de Morgan, trahi. Pourquoi lui avait-il tant caché de chose, au cours de sa vie? Pourquoi ne lui avait-il pas avoué tout cela plus tôt? Pourquoi avait-il osé lui cacher ce qu’il était à l’état pure, avant même s’avoir une vie, une personnalité. Rafael ne comprenait rien, et de nouveau, sa respiration s’agita.

« Je pense sincèrement qu’il n’aurait pas voulu te transmettre le gène. Il… Il l’a très mal vécu. Du moins, au début. Jessie… selon Jessie, c’était moins les voix que Laurent le problème. Il t’a parlé de Laurent ? (il soupira, secoua la tête devant l’ampleur des choses à raconter.) Écoute… les voix, ce sont des esprits. Tu… Tu peux communiquer avec eux. D’après ce que j’ai lu, les Nymphas sont cousins des Centaures. Ils sont… Tu n’es pas un monstre. Tu ne dois pas penser, ne serait-ce qu’une minute, que c’est mal ou que tu es...mauvais. J’aurais dû t’en faire part plus tôt, mais je ne voulais pas voir… Je ne voulais pas, égoïstement, croire que tu en étais un. Je te voulais normal, dans un monde normal, je voulais te voir grandir comme un adolescent normal… Mais rien n’est normal. C’est absurde. Je suis… je suis désolé. »

D’un mouvement brusque, Rafael s’éloigna. Un coup de pied avait traversé l’air, et il se doutait bien qu’il avait touché son père et qu’il lui avait fait mal. Mais il se sentait trahi. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait rien. Nympha? Cousin des centaures? Des esprits? Et Laurent? Qui était ce Laurent? Faisant le lien, son esprit lui dévoila les petites filles présentes à l’enterrement de cet homme qui aurait du être son père.

« Laurent et Sean…Sean…Brook…oh merlin. »

Une envie de vomir lui prit, et l’alcool et la drogue n’aidant pas les choses, Rafael projeta tout ce qu’il se trouvait dans son estomac contre les roches tout près de lui. Le long de sa mâchoire, quelques gouttes coulèrent, allant jusqu’à son merveilleux costard. Il n’y porta pas attention, trop occupé à essayer de tout assimiler. De tout comprendre.

« Je… comment t’as pu… comment t’as pu me cacher QUI J’ÉTAIS?! C’est…je…c’est dégoutant, p’pa…c’est… MERDE. C’est quoi un putain de Nympha? Ça fait quoi dans la vie? Explique-moi en détail au moins, merde! Explique-moi! Aller. Apprend moi la connerie que j’suis. Apprend moi les merdes qui font c’que j’suis, aller! Aller p’pa, fais ton boulot d’père, pour une fois, et sois honnête POUR UNE BORDEL DE PREMIÈRE FOIS. Aller!»

D’un geste brusque, il essuya le vomi qui lui coulait à la gorge. Le regard noir, il affronta son père, attendant une vraie explication de sa part.

Il voulait savoir qui il était.

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