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 L'enfer avec toi | PV Eléonore

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Phoenix Hwan
Honest Boy | Hard Life
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MessageSujet: L'enfer avec toi | PV Eléonore Dim 3 Juin - 23:53


    Yeux de triton. Ailes de chauve-souris. Grain de gingembre. Sang de fée. Il n’arrivait pas à croire que Shane avait épuisé tout ce stock. Le base en était pleins à craquer à peine quelques semaines plutôt, mais voilà qu’il était stupidement tombé malade comme un chien et avait tout vidé pour sa stupide potion contre la douleur et tout ces conneries du genre. Shane était une plaie. Shane le faisait chier. Ouais, et cela depuis quelques années déjà. Mais il n’avait pas envie de s’étendre à dessus. Encore une fois, Ted l’avait mis en rogne. Il fallait croire que l’homme adorait lui donner des missions qu’il détestait, même depuis qu’il avait retrouvé l’homme de sa vie. Au moins, y’en avait un qui était heureux dans tout ça. Mais tout de même…il donnait comme mission d’aller acheter des foutus ingrédients dans l’allée des embrumes. C’était une putain de mission de débutant, quoi. Ted se vengeait certainement de l’autre jour… quand il lui avait dit, au repas, que ce n’était pas un moment idéal pour tripoter son cher petit ami. Les autres avaient rigolé, mais pas Ted. Ouais, il se vengeait, c’était évident.

    Le pire, ce n’était certainement pas la mission en tant que telle. Non, le pire, c’était son partenaire. À cause dans la Lincoln qui courait les rues, il était obligé d’y aller accompagner…et avec qui? Oh, Eléonore bien évidemment. C’était toujours elle qui apparaissait quand Ted lui en voulait. Il savait parfaitement comment le mettre en rogne. Phoenix détestait ça.

    Passant une main dans ses cheveux, il prit une dernière bouchée de son petit-déjeuner Son assiette était luisante de gras, et à côté de lui, la petite Zoey grimaça. Elle mangeait tranquillement une salade de fruit alors que sa mère travaillait à l’étage et que son père était au sénat. Le coréen l’aimait bien…elle était si naïve, si adorable. Lui adressant un léger sourire en coin, il se lécha les doigts un par un avant de finir son verre de jus. Il déposa un rapide baiser sur sa joue, se moqua d’elle alors qu’elle se plaignait et alla jeter son assiette.

    La mission ne démarrait que dans vingt minutes, il avait donc encore le temps de fumer une cigarette à l’extérieur. Il y avait bien une salle fumeur dans la base, mais Phoenix savait parfaitement qui se trouvait là, et il n’avait pas particulièrement envie de les voir. Alors, il prit l’ascenseur.

    Rendu à la boutique, Alysa lui prit dix bonnes minutes de son temps en lui parlant à tout va de sa journée. Bien que Phoenix n’apprécie pas particulièrement cela, il la laissa faire. Hansson était un con, mais Conway était un ange. Il ne la méritait pas. C’était son opinion. Il réussit bien à s’enfuir quand un client pénétra dans la boutique. Phoenix alla donc s’allumer une clope dans la ruelle adjacente. C’était le point de rendez-vous de toute façon.

    S’adossant contre la brique gelée de l’immeuble, il ferma les yeux un instant tout en prenant une bouffée de sa clope. Son stress se réduit doucement, tout comme sa colère. Quelque part, il était tout de même heureux d’aller chercher des ingrédients pour Shane. Il était malade depuis quelques journées déjà, et son cas ne semblait pas s’améliorer. Malgré tout la colère qu’il ressentait encore envers lui, il s’inquiétait pour sa santé. Shane avait été son premier ami…le seul. Ils ne se parlaient plus vraiment, mais il fallait bien avouer qu’il en était tout de même responsable de la situation. Combien de fois Shane avait-il essayé de lui parler après tout? Bien trop.

    Un mouvement se fit sentir sur la gauche. Ouvrant les yeux, il aperçut Eléonore qui venait d’arriver. Comme toujours, il lui lança un regard bien noir auquel elle répondit sans aucune gêne. Ils ne s’aimaient pas. Le coréen ne savait pas vraiment d’où cela venait, mais ils ne s’aimaient pas. C’était ainsi depuis la première fois où ils s’étaient vus.

    Finissant sa cigarette en silence, il jeta un coup d’œil à sa montre avant de soupirer.

    « Bon, on y va ? On transplane. »

    Sans attendre, il agrippa son poignet et s’exécuta.

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Eléonore Drovski
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MessageSujet: Re: L'enfer avec toi | PV Eléonore Mer 6 Juin - 13:50

Dès le réveil, aux premières secondes, il pensait à fumer. Shane avait beau être malade comme un chien, son état avait beau empirer, on ne changeait pas les bonnes habitudes. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Je fumais tout autant, voir plus certains jours. On était deux bons accrocs à la clope, et alors ? Le hic est qu'on ne pouvait pas fumer dans nos chambres à l'Ordre. Dix pieds sous terre, ca se comprend que certaines règles s'imposent... Obligés de se rendre dans la salle des fumeurs. Je détestais cette endroit. Les gens se sentaient obligé de vous taper la causette. Bon à présent, la plupart on comprit que je ne voulais pas les entendre se plaindre ou me raconter leurs petits périples de la vie... Shane aussi n'appréciait pas, il préférait être au calme. Si ca ne dépendait que de lui, je suis sûre qu'il monterait et sortirait dehors. Mais j'étais pas d'accord. Il crevait sous la douleur. Les médocs moldus ne fonctionnaient pas suffisamment à son goûts. Du coup, il se faisait ses propres potions.

Pas une fois je le laissais seul. De toute mon existence, je crois n'avoir jamais été lourde, chiante et envahissante à ce point. J'évitais de prendre trop de missions. De toute manière, on marchait en binôme. Sans lui, j'étais moins bonne. Il rattrapait mes bourdes, quand y en avait. Avant qu'il entre dans ma vie, je m'étais toujours démerder seule. Mais ca n'avait pas autant d'importance qu'aujourd'hui. Et puis faut bien dire, il me rendait meilleure... Sur le terrain hein, niveau sociale ca restait toujours une catastrophe et il n'y avait rien changé. Ca me rendait dingue qu'une maladie puisse le mettre dans cet état là. Je savais même pas ce qu'il avait. Il avait chopé plusieurs truc apparemment, mais j'y connaissais rien. Je ne pouvais qu'être à ses cotés, à l'aider quand il en avait besoin. Même si ca continuait à empirer, c'est pas ca qui mettrait fin à ces jours. Il avait survécu jusque là, le seul truc qui pourrait le tuer était le combat.

L'horloge de la salle m'indiquait encore vingt minutes de temps libre. Je devais aller chercher les ingrédients nécessaires aux potions de Shane. Ted avait mis Phoenix sur le coup, et je l'avais forcé à m'ajouter avec lui au lieu de prendre quelqu'un d'autre. Je voulais m'assurer que Shane ait bien tout ce dont il ait besoin, et peu importe le gars que j'accompagnais. Au sourire qu'il avait eu, ca avait l'air d'arranger le Chef. Plus que dix minutes, je me décidais à quitter mon chéri. Y a qu'avec lui que j'étais toute gentille, mignonne et adorable, et encore plus en ce moment... Avant de partir, je l'embrassais, ce qui me valu une de ses remarques.

« Tu vas finir malade comme moi, ca va te faire tout drôle. »

« Ca, ca m'étonnerais je ne l'ai jamais été. Y a Charlie à l'étage si t'as besoin, je reviens vite. »

Une fois de plus, je l'embrassais et perçus son petit sourire. En montant, je passais par la salle à manger commune et m'y arrêta pour prendre juste de quoi manger. Une pomme. Ca suffira le temps de l'heure. Arrivée à l'extérieur, je fermais ma veste et finissais ma pomme. Ce temps gris me rendait de meilleure humeur, même si je n'étais pas enchantée de voir Phoenix... Un regard noir réciproque remplaça les convenances, puis il nous fit transplaner au Chemin de Traverse.

C'était tout bonnement désert. Il n'y avait pas un chat à l'horizon. Limite de la paille roulerait au travers de la rue, comme dans ces westerns que me montrait Shane. Ca changeait bien de la dernière fois où j'y étais allée. Plusieurs années peut être ? Je m'en souvenais comme ma poche cependant. C'est ici que je l'avais rencontré aussi, mon sorcier... Je devais sourire bêtement en me rappelant ce jour là, comme je remarquais le sourire en coin de Phoenix. Je ne releva pas, me retins de lui donner un coup de coude au cas où il ne se payait pas ma tête, mais j'en doutais. On entra enfin dans la boutique qui semblait close de dehors, et donna la liste de ce qu'on souhaitait au vendeur. Depuis qu'on a atterri, je me sentais épiée. Je fis dos au comptoir poussiéreux, me tournant vers la vitrine. On devait faire gaffe avec la Lincoln à tous les coins de rue. D'une main, je jouais avec mon poignard fétiche, l'autre survolait mon arme à feu. Je le sentais mal.

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Phoenix Hwan
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MessageSujet: Re: L'enfer avec toi | PV Eléonore Jeu 7 Juin - 0:31


    Il n’avait pas vraiment dormi. Cela se voyait par la manière dont il ne cessait de fermer le poing. Par cette manière qu’il avait de plisser les yeux pour lire ce qui était écrit sur les panneaux du chemin de traverse. Chaque éclat de lumière semblait bien trop fort pour ses yeux, et parfois, il détournait la tête, serrait les dents et grommelait quelque chose à voix basse. Eléonore lui lançait à chaque fois un regard noir, pensant certainement qu’il se plaignait à propos d’elle. Pour une des rares fois, ce n’était pas le cas. Non, Phoenix avait fait une insomnie, la nuit dernière.

    C’était quelque chose qui arrivait plutôt rarement depuis les dernières semaines, mais cette fois-ci, les cauchemars étaient revenus aux galops violemment. Des souvenirs des tortures qu’il avait vécu quelques années plus tôt, des souvenirs des gens qu’il avait malheureusement laisser périr sous ses yeux sans rien faire…des souvenirs à propos des gens qui avaient bien trop jouer avec son cœur pour ensuite le jeter à la boue. Les cauchemars étaient bien la seule peur de Phoenix, et malgré toute la force qu’il pouvait bien avoir, il ne pouvait que les craindre. Ses mains tremblaient encore d’effroi et certains moments, des images lui revenaient, le faisant frissonner d’horreur. Ses cauchemars étaient bien son seul point faible.

    Alors qu’ils descendaient en silence les escaliers menant à l’allée des embrumes, Phoenix ne cessait de fermer les yeux, de froncer des sourcils et de voir des ombres dans tout les coins. Il crut voir un Morgan un peu fou, un Thomas fusil à la main et même un Alphonse en train d’embrasser Ivy. Il n’était pas en état pour faire une telle mission. Et pourtant… pourtant, il ne dit rien à Eléonore, continua de marcher tout en gardant contenance et rentra dans la boutique que lui avait indiqué Ted un peu plus tôt dans la journée.

    La femme dernière le comptoir était grosse et laide, une sale verrue collée sur le coin de la bouche. Elle semblait un peu perdue, regardant à gauche et à droite sans cesse, marmonnant la plupart du temps au lieu de parler. Phoenix n’arrivait à comprendre que la moitié de ses mots. Le coréen se contenta donc de lui donner tout simplement la liste, et la femme disparut derrière un rideau vieilli par le temps, bruni par la crasse. Son regard resta figé un instant sur le tissu abominable. Il revint à lui, sortant de ses rêves, quand Eléonore tourna le dos au comptoir tout en posant la main sur son arme. Son regard s’attarda un instant sur la crispation de sa partenaire, puis s'aventura dans la boutique. Mine de rien, il entreprit de faire le tour en silence, pour passer le temps et surtout, se maintenir éveillé.

    « Bordel que c’est crade. »

    Il avait par accident accroché une étagère et une horde de poussière l’avait aussi attaquée. Il toussa un moment, ôta la poussière qui s’était posée sur ses vêtement et continua son expédition. Entre temps, il lança un léger regard à l’avant. Eléonore se tenait toujours contre le comptoir, observant par la vitre. La vendeuse n’était toujours pas revenue. À la quantité de grasse qu’elle avait à transporter, ce n’était guère étonnant selon lui.

    « Drovski, t’es trop crispée, calme toi. S’il arrive quelque chose, tu arriveras à rien dans un état pareil. »

    Phoenix avait beau parler, il n’était pas mieux. Ses mains tremblaient bien plus que quelques minutes plus tôt, et il avait beau marcher, ses yeux se fermaient tout de même d’eux même. Il se trouvait pitoyable, sur le coup. Passant une main dans ses cheveux, il inspira un grand coup avant d’apercevoir un pichet et des verres sur un plateau. L’idée d’un verre d’eau frais lui sembla agréable, et après avoir senti le liquide un moment, il se permit de se servir un verre. Drovski lui lança un regard de biais, et levant le verre, il lui en proposa un en silence, mais elle se contenta de refuser en lui disant de faire attention.

    Phoenix roula des yeux.

    « Si y’a bien une foutue connerie dans cette boutique qui est potable, ça doit bien être l’eau. »

    Il lui adressa un léger sourire avant de prendre une grande gorgée. À l’instant même où ses lèvres se posèrent sur le rebord du verre, un vertige le prit. Derrière Eléonore, une dizaine d'homme portant fièrement l’uniforme de la Lincoln Corporation apparut. Derrière eux, la vendeuse hideuse. Drovski eut à peine le temps de se retourner qu’une seringue se trouvait déjà dans son cou. Pourtant, elle se débattait tout de même comme une folle, comme une sauvage. Elle était sur le point de dégager son arme pour en abattre un qu’un agent lui attacha ses armes.

    Phoenix, lui, n’avait pas bougé. Le verre d’eau. L’eau était potable. Le problème, il venait des verres. Un fin coulis de gel paralysant avait été versé tout le bord du verre. Mortel pour l’homme, mais les agents s’en fichaient, après tout, ils n’étaient même pas des humains, pour eux. Au moins, le coréen put se dire que ses tremblements avaient cessés. Malheureusement, il pouvait aussi se dire qu’ils venaient de tomber dans un piège et que oui, ils venaient de se faire capturer.

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Eléonore Drovski
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MessageSujet: Re: L'enfer avec toi | PV Eléonore Dim 10 Juin - 12:23

Le bruit d'un corps qui rencontre le sol. A peine ses lèvres eurent touché le bord du verre que ses jambes flanchèrent. Et au moment où j'allais me retourner, la Lincoln était déjà là, à me planter une de leurs seringues dans le cou. Je me débattais, épuisais toutes mes forces. Mais je n'en avais même plus assez pour tenir en main mon poignard. Je voulus attraper mon arme. J'avais l'impression de tourner au ralenti ; je mis bien plus de temps qu'il m'en fallait pour réussir à l'atteindre. Alors un des agents m'attrapa les bras, me les attacha, détruisant toute tentative de m'échappais ou d'en liquider au moins un. Petit à petit, leur injection faisait effet. Elle me faisait m'endormir, ne plus sentir mon propre corps. Je voyais ce qui nous arrivait par bribes, mes paupières trop lourdes pour rester ouvertes. Je somnolais. Malgré toutes leurs années de capture, la Lincoln était incapable de gérer les doses qu'ils nous donnaient. Notre magie était trop instable...

Tout se produisait à une vitesse incroyablement lente. Du moins, c'est l'impression que j'en avais. Tout se bousculait dans ma tête. J'ouvris les yeux quelques secondes, le temps de voir ce qu'ils faisaient de nous. Je n'avais même pas perçu qu'ils me portaient. Je voyais pas Phoenix, jusqu'à ce que j'atterris dans une sorte de prison. Enfin, le mot plus exacte serait une cage... Il était là lui aussi, juste à coté de moi. Fallait bien le dire. Fallait bien que je finisse par me l'avouer. On était foutu. Fichu. Capturés par ces putains de gars de la Lincoln. Quoique je dise, quoique je fasse, je ne m'en sortirais pas. Pas cette fois. A présent, je ne pouvais plus considérer Phoenix comme mon ennemi. Comme le gars que je ne peux pas supporter. On était tous les deux dans la même galère. Et je n'en reviens toujours pas que ca m'arrive. Que ca nous arrive. J'arrêtais de résister, et me laisser aller dans les bras de Morphée.

Quand je me réveillais, on était toujours emprisonnés. Toujours entrain de rouler ou de voler, je ne sais pas. Toujours transportés dans l'un de ces engins moldus. J'avais les yeux entrouvert, je pouvais pas faire mieux. J'étais sûre qu'il venait de me rajouter une autre dose. Pas de la même chose, je commençais à ressentir mon corps. Mais je ne pouvais pas user de ma magie. C'était beaucoup trop difficile. J'avais mal partout, au bras droit surtout. Celui qu'un des agents m'avait choppé pour éviter que j'attrape mon arme. Il aurait un truc de casser que j'en serais pas étonnée. Je ne faisais rien pour essayer de bouger, je préférais tenter d'économiser le peu de force qu'il me restait.

Bordel Ted, qu'est-ce que t'as foutu avec cette mission !? Si tu ne sais même plus l'endroit où tu nous envoies, maintiens nous cloîtré. Nous n'en serions pas là, emmener dans l'un de leur putain de camps. J'espère au moins que vous êtes déjà à notre recherche. Que vous n'abandonnerez pas. Et que le jour où vous retrouverez notre trace, nous ne serons pas mort. Je redoute ce qui nous attend chez ces monstres...

On finit par arriver. L'ouverture des portes m'éblouis. J'aperçus brièvement le grand ciel bleu, le soleil, avant de refermer mes yeux. On devait être au beau milieu de l'après-midi. Quelle importance de savoir cela de toute manière ? On va vite perdre la notion du temps ici... Ils nous portèrent tout deux dans la même prison, nous enfermant comme si nous étions des animaux. Ces animaux dont on se serre pour des expériences et qui finissent au final par mourir d'eux même ou à l'abattoir. Mais j'allais me battre, je n'allais pas me laisser tuer ainsi. Peu importe ce que j'endurerais, je ne lâcherais pas prise. Pas tant qu'il me reste une chance, même plus qu'infime, de revoir Shane.

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Phoenix Hwan
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MessageSujet: Re: L'enfer avec toi | PV Eléonore Mer 13 Juin - 5:25


Les véhicules de la Lincoln. S’il y avait bien une chose que Phoenix n’avait pas oublié avec les années, c’était bien cela. Leur véhicule immonde, des Lincoln, bien évidemment. Tout son corps était figé par la drogue, et à l’intérieur de lui, une rage sans fin ne cessait de grandir. Il avait honte. Il en était presque malade. Comment avait-il bien pu se faire prendre ainsi par la Lincoln? La dernière fois, il l’avait par nombre, et il était presque mort quand ils avaient enfin réussi à l’emmener…mais cette fois ci, un simple verre d’eau avait suffi. Devenait-il faible? Devenait-il insouciant? Phoenix était en colère contre lui-même. Pourtant, il n’avait pas de temps pour cela. Les choses se passaient trop rapidement, il lui fallait trouver un plan. Peu importe qu’il soit bon ou mauvais, peu importe qu’il puisse l’exécuter un jour, il lui fallait un plan en tête pour ne pas devenir fou. Un léger regard vers son poignet lui suffit pour savoir que la Lincoln lui avait retiré sa montre. Elle devait être présentement sur le sol de la boutique, en morceaux. Les agents avaient certainement détecté la puce traceuse à l’intérieur. Un second coup d’œil lui suffit pour apercevoir Eléonore prit de lui. Rapidement, elle ne semblait s’être pris aucun coup, et il en fut étrangement soulagé. L’instant suivant, le croisant le regard d’un agent. Agent qui ne se gêna pas, un grand sourire aux lèvres, pour lui donner un coup de matraque sur la tempe. La tête de Phoenix tomba le sol. Il était inconscient.

Quand il ouvrit de nouveau les yeux, il ne vit que des nuages par la fenêtre. Des nuages qui passaient au travers de la ville, des nuages qui disparaissent. Ils se trouvaient dans un avion en pleine descente. Dans son ventre, il pouvait sentir cette sensation familière que faisait la gravité à chaque fois. Ils se trouvaient dans un avion. Les minutes passèrent lentement, et Phoenix put voir un agent injecter une dose à Eléonore. Rapidement, une autre dose lui fit injecter, et Phoenix ne put s’empêcher de serrer les dents, osant même cracher au visage de l’homme. Il ne reçut qu’un coup de pied en retour, et derrière, Eléonore se réveilla. Le coréen tourna sur le côté, Il n’avait pas la force de la regarder. Ils étaient là par sa faute.

Derrière lui, l’agent ricana. Phoenix s’en fichait. Les yeux grands ouverts malgré la douleur que cela lui faisait ressentir, il observait ce qui se passait à l’extérieur. Il voulait tout capter, tout voir. Savoir où il se trouvait. La dernière fois qu’il avait été capturé, une telle information lui avait été très utile. Il avait pu s’enfuir rapidement des lieux, après avoir tué plusieurs agents.

Bien vite, il sentit les vibrations du sol sous son corps. Ils allaient atterrir. L’instant sembla duré longtemps, puis les portes s’ouvrir brusquement. L’agent l’agrippa par le bras tandis qu’un autre s’occupait de Drovski. Elle faisait peine à voir. Un simple regard à son bras lui suffit pour voir la blessure qui lui avait échappé un peu plus tôt. Merde. Ils auraient moins de chance de s’enfuir, avec une telle blessure. La laisser derrière? Non, Shane comptait sur lui. Shane… il n’aurait pas ses ingrédients. Allait-il en mourir? Phoenix espérait que non.

Les portes s’ouvrirent. Dés l’instant où ses yeux se posèrent sur la base, Phoenix reconnut l’endroit. La base perdue au Québec. Leur base secrète, une de leur base secrète, en faite. La Lincoln profitaient des pays pacifiques pour y fourrer quelques bases secrètes dont personne ne se doutait l’existence. Ils se trouvaient dans la pire de tous. Celle dans le Nord. Celle près des Inuits. Merde. Ils sont fichus. L’Order allait les retrouver, mais sans vie. La Lincoln allait certainement leur envoyer leur corps, ou alors les exécuter en public. Petit avertissement. Toute force sembla l’abandonner, à ce moment là. Il se laissa transporter en silence jusqu’à sa cellule. L’agent se moqua de lui.

« Tu devrais être content, c’est la même que la dernière fois. »
« Ta gueule. »

Eléonore lui lança un regard de biais. Personne ne connaissait cette histoire, à propos de sa capture. Elle devait se poser des questions. Phoenix détourna de nouveau le regard, laissant couler son corps contre le mur glacé de la cellule. L’agent les laissa là, ne les voyant même pas comme des menaces. Un certain silence prit place. Phoenix finit par trouver la force de se lever, puis se dirigea vers le lit. Un lit puant et taché de sang. Des taches sombres, trop sombre pour être récente. Son propre sang, peut-être. Près de lui, Eléonore bougea. Le coréen porta son regard sur son bras. Il usa de toute la force qu’il pouvait bien avoir pour aller la rejoindre, pour jeter un coup d’œil à sa blessure.

« C’est de ma faute. Montre-moi ça. »

Il marmonnait à peine, sa voix bien creuse au fond de sa gorge. Elle sembla tout de même le comprendre. Phoenix étudia un instant son bras, effleurant doucement la blessure des doigts. Elle se crispa.

« Pas brisé. Foulé, enflé, je sais pas. Mais pas brisé, c’est sur. »

Il jeta un regard autour d’eux, puis se pencha vers elle.

« Peu importe la puissance de leur injection, notre magie a une conscience. Le peu qu’elle peut faire, c’est nous guérir. Ils détestent ça comme ils adorent. On dure plus longtemps, comme ça. Leur jouet dure plus longtemps. »

D’un soupir, il se laissa tomber vers l’arrière. Son dos rencontra brusquement le sol crasseux, mais il n’y porta pas attention. Son regard observait le plafond. Ce plafond qu’il avait vu bien trop de fois… qui avait hanté trop de fois ses rêves.

« On s’en sortira. On sortira d’ici. Tu le reverras. J'te le jure sur ma vie, Drovski.»

À peine avait-il capté le regard de Drovski que la porte s’ouvrit brusquement. Trois agents rentrèrent dans la cellule. Un injecta un sérum à la brune, les deux autres s’occupèrent de lui, le sortant de là. Ils allaient essayer de le faire parler. Ils allaient le torturer.

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Eléonore Drovski
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MessageSujet: Re: L'enfer avec toi | PV Eléonore Dim 17 Juin - 0:01

Ils prenaient mon sang. Des échantillons de ma peau. Ils m'analysaient sur tous les plans possibles et inimaginables. Ils me lançaient des petites décharges électriques, de plus en plus fortes, jusqu'à ce que je n'en puisse plus. Ils voulaient faire réagir ma magie. Ils m'auraient planté un couteau dans le ventre si ils en avaient eu l'autorisation. Juste pour que ma conscience, celle dont m'a parlé Phoenix, face surface et prenne le dessus. Me guérisse pour que je puisse vivre. Ca me semblait si long le moment où nous avions atterri dans cet enfer. Je saurais même pas citer tous les moyens qu'ils ont pour tenter de nous extraire notre magie, de la comprendre, de voir d'où elle vient. Où elle se cache en où. Ce ne sont que des imbéciles. Comme si eux et leurs machines seraient capable de la contenir dans une boîte. Elle fait partie de moi. De nous. N'allez pas chercher plus loin, bande de con.

Ils fourmillent autour de moi. Je les entends croire être sur une piste. Je les entends être fascinés par nous et nous traiter pourtant comme des moins que rien. Je me dis que j'ai de la chance. Que ce n'est qu'un amuse gueule comparé à ce qui m'attend après. La torture. Phoenix y est passé déjà. Et il en est salement ressorti. Je ne sais pas pourquoi, ils prennent leur temps avec moi et s'acharnent sur lui. Peut être une de leurs supposées stratégies inutiles et imbéciles. Je les ai entendu. Après ma dissection sur la table, je passe à la chaise. Tout être sain d'esprit préférerait se tirer une balle. Mais même si j'en avais la possibilité, je me dis que ce serait inutile de les gâcher. Ils iront à la limite de me tuer. Sans me tuer. Ils veulent me maintenir en vie, c'est tout ce qu'ils veulent. Me faire vivre le plus longtemps dans leur prison. Et si j'avais un flingue, c'est eux que je buterais. Jamais moi. Je ne vais pas le laisser seul avec ces monstres, et je ne vais pas perdre espoir aussi vite.

Ils en ont presque terminé avec leurs expériences. C'est la seconde fois que je suis amenée ici. En compagnie de ces même salaud, dans cette même salle. J'ai retenu comment ils procédaient. La mémoire, c'est tout ce que tu peux entretenir toi même ici. Utiliser contre eux à un moment, foutre la merde.

Ils me détachèrent, et je fus remise en cellule. Une petite piqure pour la magie, pour t'affaiblir suffisamment et ne rien risquer, puis ils te laissent tranquille. Phoenix s'était trainé jusque dans le lit. Il était bien pire que crade, mais ca restait un matelas. Plus confortable que le sol dur et glacé. J'allais m'assoir contre et lui pris la main. Sans ce contact, je me demande s'il aurait remarqué que j'étais là. Une semaine plus tôt, on m'aurait dit que je deviendrais aussi proche de lui, je l'aurais envoyé balader bien froidement. Mais une galère comme celle-la, ca change la donne.

« T'en fais pas, c'est moi la prochaine. Tu seras plus tranquille au labo. »

Je me levais, me maintenant aux barreaux, et allais jusqu'au lavabo. Y avait une serviette là, et l'eau courante. Pour le peu d'host capturé que l'Ordre a pu sauver, ils nous ont très bien raconté leur histoire. Sans y être allé, on sait comment ca se passe. Après la torture t'as parfois le droit aux médecins, s'ils estiment que c'est du genre nécessaire. Sinon, à la trappe. Ils s'en foutent. La serviette n'était pas ce que j'appellerais de propre, mais c'était le seul moyen de lui apporter un peu de fraîcheur. Ca main avait été brulante, alors je n'imagine pas le reste du corps. Je la passais sous l'eau, et retourna auprès de Phoenix. Je lui tamponnais le front, en faisant attention de ne pas toucher une de ses plaies ouvertes. Pas besoins d'en infecter, il était assez amoché comme ca.

Je retournais jusqu'au lavabo, y laissais la serviette, puis allais de nouveau aux cotés de Phoenix. Je voulais pas qu'il lui arrive quelque chose. Finir par me retrouver toute seule dans ce cauchemar. On y est entré ensemble, on en sortira ensemble.

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Phoenix Hwan
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MessageSujet: Re: L'enfer avec toi | PV Eléonore Dim 17 Juin - 23:29


« Tant qu'il y aura des hommes, le monstre du mal ne sera jamais dompté. »
Reine Malouin

Ils rient bien, quand il est là, à moitié mort sur la table des tortures. Oh, ils rient bien. Malgré l’état dans lequel il se trouve à chaque fois, Phoenix les entend. Il ne fait que cela, les entendre. Parfois, il trouve assez de force pour leur cracher aux visages. Parfois… rarement même… le dégout qu’il lui a chaque fois sur leur trait lui fait un bien fou… Il aimerait leur crier des choses… les détruire… les menacer, mais ses forces, il en a de besoin. Ces cons, ils adorent son corps. Son corps si habitué aux tortures, son corps qui cicatrise si bien, si vite. Ils y vont plus fort que la dernière fois. Bien plus fort, d’ailleurs. Il en a mal à l’âme. À l’intérieur, Sandra pleure… Thomas gémit. Ils souffrent, tout comme lui.

La première semaine, il y arrivait. Ces cons, ils ne savaient pas pour son expérience passé. Mais ils ont trouvé bien vite, et après une semaine, ils ont doublé les tortures. Il peine à bouger, maintenant. Il peut à peine ouvrir les yeux, quand il retourne dans leur cellule. La seule chose qu’il fait, c’est tenir la main de Drovski. C’est elle qui a commencé ça, et maintenant, il ne peut plus s’en passer. Il a besoin de sa présence. Savoir qu’elle est toujours là, en vie. Il en a besoin, plus que tout. Quelque part, elle est tout ce qui lui reste, dans cette cellule. Elle est la lueur d’espoir, ce qui le rattache à la réalité. Il était devenu fou, la première fois. Bien pire que fou, en fait. Un monstre de haine, un monstre assoiffé de sang.

Le peu de force qu’il a, il l’utilise envers eux. Le coréen tente de toutes ses forces de leur prouver qu’il est toujours là, qu’il est en vie. Que peu importe la manière dont ils usent son corps, qu’ils essaient de le détruire, il est toujours là, bien plus fort qu’eux. Il a une force qu’ils n’auront jamais, une force qu’il gardera toujours, même s’ils réussissent à lui retirer sa vie. Il est là, bien présent, bien debout.

« Shh….shhh….shhh….»

Si là, si présent, qu’il pleure. Il en a mal à l’âme. Si mal, tant mal. Il essaie de se calmer lui-même, quand Eléonore n’est pas là. C’est là qu’il se trouve le plus faible, quand elle passe sur la table. Tant elle n’est plus là à lui tenir la main. À chaque fois, il tremble comme une feuille, incapable de faire quelque se soit. Sa magie, bien contenue dans son corps, essaie de trouver sa présence dans les bâtiments au lieu de le guérir. Il s’en fiche. Il veut la savoir en vie, et non guérir. Il ne veut pas être seul. Pas de nouveau. Les gardiens passent devant leur cellule en riant, le traitant de faible, mais il s’en fiche. Tout ce qu’il veut, c’est la présence d’Eléonore près de lui de nouveau.

18 jours. Il a compté. Ils sont là depuis 18 jours. Moins de vingt jours pour que son monde change au complet, moins de vingt jours pour qu’elle prenne une place importante dans son cœur. Il ose à peine y croire, et pourtant, c’est le cas.

Soudain, des pas se font entendre. Il peine à ouvrir les yeux, l’espoir au ventre. Il sait, il le sent. Elle revient à la cellule. Deux hommes ouvrent la porte, l’un l’insultant. Il s’en fiche. Avec le peu de force qu’il a, il se lève brusquement, se jette sur les barreaux de la cellule. Ses mains passent entre les barreaux, et il essaie de l’étrangler de toutes ses forces. Ses yeux sont noirs, noirs de haine. Une horde de gardien arrivent en courant, un le poussant un sol. Il reçoit quelques coups sur le torse, dans le cou, même. Sa respiration se coupe durement, son souffle goute ensuite le sang. Un rire gras se fait entendre, la porte de la cellule se ferme.

« On te réserve une surprise, Hwan. »

Il frissonne face à la voix, mais tente de ne pas le montrer. La présence de Drovski se fait sentir près de lui. Elle prend sa main, lui souffle des paroles réconfortantes. Il gémit, agrippe sa main. Elle est là. Elle est en vie. Il est soulagé.

« Merde, j’ai tellement peur pour toi, à chaque fois. »

Il a à peine le temps d’ouvrir les yeux que deux gardiens reviennent. La surprise, déjà. Il les affronte du regard un peu et éloigne Eléonore d’un simple mouvement de main. Elle le regarde un peu affolée, ses cheveux lui collant aux joues à cause du sang. Il lui adresse un léger sourire, ou plutôt une grimace, et se lève. Essaie, plutôt. Toutes ses forces l’ont abandonné à cause de son geste un peu plus tôt. Il se retient pourtant de gémir tant ils lui agrippent le bras. Ils ne se gênent pas, ces salauds, pour lui injecter deux trois doses de leur poison, avant de l’amener dans la salle.

La pire de tous. Au début, il avait cru que le sol et les murs avaient été peint rouges. Il lui avait fallu peu de temps pour savoir que non. Du sang, partout. Du sang… leur sang. Une salle de torture…une salle de punition. Eléonore n’y est jamais allée, ou du moins, elle ne lui en a pas parlé. Il espère qu’elle n’y a jamais mis les pieds.

Alors qu’une première lame rencontre sa peau, il ne pense qu’à une chose. Spencer. Cette garce. Cette garce qui lui fait tant perdre la tête, et qui pourtant, torture les siens ainsi. Et il la haie. Et il l’aime. Et il ne sait plus.

Et il souffre.

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Recalling days of sadness, memories haunt me.
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Recalling days of happiness, I haunt my memories.
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Eléonore Drovski
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MessageSujet: Re: L'enfer avec toi | PV Eléonore Lun 25 Juin - 15:22

Je sens son souffle dans mon cou. Et je vois, debout autour de moi, ces monstres en train d'attendre patiemment, le sourire aux lèvres. Ils m'ont ligoté sur une chaise fixée au sol. Ils m'ont injecté deux trois doses de leur saloperie. Ils m'ont donné autre chose aussi, je ne sais pas quoi. Mais je ne me sens pas bien, comme si j'étais sur le point de m'évanouir. Cette sensation était affreuse. J'ai peur de ce qu'ils vont me faire, de ce qu'ils pourraient me faire. Qu'ils osent un jour me toucher. Pour certains d'entre eux, les règles sont sans importances, sont faites pour être transgressées...

Le gars juste à coté de moi, qui me frôlait presque, me murmura des menaces à l'oreille. Il voulait m'inciter à répondre à ses questions, comme toujours. Mais tous deux, on savait qu'elles étaient inutiles. Je ne dirais rien, jamais. Et lui ce qui l'intéresse, c'est uniquement me voir souffrir. Il me posait ses questions sur l'Order, les enchaînait, attendant tranquillement que je me mette à répondre. Puis il commençait à me provoquer. A me parler de ma vie, puis de Shane. Tout le monde savait qu'on était partenaire, qu'on ne partait pas l'un sans l'autre sur le terrain. Mais c'était la première fois que ces affreux me parlaient de lui, s'en servaient contre moi. Je tentais de gardais mon calme sous ses insultes, ses sous entendus. Mais je n'allais pas me retenir longtemps, et c'est exactement ce qu'il voulait. Rien que pour pouvoir me frapper et savourer ce moment.

« Allez vous faire foutre. »

Ce n'était qu'un chuchotement, mais dans le silence, il s'était parfaitement entendu. J'y avais mis toute ma haine. Toute mon envie de les tuer, de les égorger, de leur tirer une balle dans le cœur, dans la tête, j'y avais mis toute mon envie de les voir morts. Puis je sentis son poing s'enfoncer dans mes cotes. Ca me réveilla durement. Pendant plusieurs secondes, une éternité à mes yeux, je n'arrivais plus à respirer. Et il enchaîna avec un coup dans les reins, puis dans le foie. Il savait exactement les endroits qu'il fallait toucher pour vous détruire. Pour que vous souffrez le martyr. Il continua ainsi, à me donner des coups aux points stratégiques. Aux points les plus douloureux, les plus horribles.

Quand ils estimèrent avoir enfin fini, ils me renvoyèrent sans délicatesse dans ma cellule. J'étais brisée de l'intérieur, détruite. Je sais pas pourquoi la douleur ne s'arrêtait pas, alors que d'habitude, ma magie me soigne. J'étais couverte de bleus, mais avec peu de plaies apparentes. J'avais l'impression que le quart de mes os étaient cassés, que mes organes étaient totalement déréglés, et que tous me faisaient un mal d'enfer. Allongée sur le sol de notre prison, je ne cherchais pas à bouger. Je sentis Phoenix me prendre doucement la main, me dégager mes cheveux de mon visage.

« Cherche plus les emmerdes. »

J'avais à peine ouvert la bouche, mais il avait l'air d'avoir compris. Je ne voulais pas qu'il se fasse tuer. Je ne voulais pas qu'il perde espoir non plus. L'Order nous cherche. Shane le fait en tout cas, j'en suis sûre. Et ils nous trouverons. Je ne peux pas abandonner l'idée qu'ils découvriront le lieu où on nous a amené de force. Peut être que c'est insensé, idiot. Peut être qu'on va rester ici et finir par crever sans même s'être battu. Je veux continuer à vivre, et je veux qu'il reste auprès de moi. J'ai peur de le perdre. Peur de ne plus revoir Shane après tout ce que je dois lui faire endurer.

Mes larmes se mettent à couler. J'ai mal au cœur, j'ai mal au corps. Mais je ne pleure pas à cause de ma douleur cette fois. Je pleure de plus en plus quand je dors. Ca me réveil et Phoenix aussi. Il tente de me consoler quand il peut, me prend dans ses bras quand il a suffisamment de forces. Il veille sur moi, et j'en fais autant avec lui. Merde qu'est-ce que je ferais sans lui ? Ils m'auraient tué s'il n'avait pas été là, s'il n'y avait pas cet espoir. Parce que sinon, c'est moi qui aurais tenté de les assassiner encore et encore comme il se doit.

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“You don't have a soul. You are a soul. You have a body.” ― C.S. Lewis


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Phoenix Hwan
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MessageSujet: Re: L'enfer avec toi | PV Eléonore Mar 3 Juil - 22:33