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 Du sable plein la limousine | PV Grace

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Ezra Marthe
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MessageSujet: Du sable plein la limousine | PV Grace Lun 4 Juin - 1:36


    S’il y a bien une chose qu’Ezra n’aime pas de Londres, c’est le temps. Les journées sont générales bien vieilles, les nuages trop gris et le temps trop humide. Il préfère bien mieux San Francisco à cause de la plage et du soleil. Il n’est pas fait pour le temps pluvieux. Il est fait pour le soleil…pour sentir les rayons contre sa peau, le sable entre ses orteils… quelque part, tout cela lui rappelle le village de son enfance. Parfois, il peut encore sentir l’odeur de la nature…des feuilles et de la terre. Parfois, il peut encore entendre la voix de sa mère, le rire de sa sœur et les exclamations trop enthousiasmes de son père. Alors, il retourne chez lui. Il retourne chez lui auprès d’Alex, la seule famille qu’il peut bien avoir sur cette stupide planète. Alex, son frère. Alex, son pote. Alex, son…tout. Il ne peut imaginer sa vie sans lui, et c’est bien pour cela qu’il a accepté le poste de directeur à Alcatraz. Alors, il passe sa vie à jouer entre Londres et San Francisco, fuyant parfois ses souvenirs, d’autres fois son lien avec Alexander.

    Cette fois ci, ce sont ses souvenirs qu’il fuit. Sur un coup de tête, il a quitté la prison pour venir quelques temps à Londres. Alexander lui manque. Il s’ennuie des nuits passées dans le même lit que lui, l’empêchant de dormir en faisant le pitre et le singe. Il vient tout juste de quitter le jet privé qui est à sa disposition. Dehors, le ciel est sombre comme à son habitude et quelques gouttes de pluie tombe. Il est déjà sur les nerfs. Le mauvais temps ne lui fait pas. Il se met toujours en rogne. Ezra sourit toujours avec le soleil, jamais sans…enfin, sauf quand Alex est dans les parages.

    Passant une main dans ses dreads, Ezra reste un moment dans les escaliers menant au sol. Il a soudainement envie de faire le chemin inverse. De retourner sous le soleil. Pourtant, il descend tout de même les escaliers et monte dans la limousine. Le chauffeur le salue aussitôt. Un vieil homme venant du chili. Ezra l’a toujours apprécié car il connait la langue de son enfance. Malheureusement, il ne la parle pas couramment. Alors, Ezra se contente de lui répondre à sa manière, d’un léger hochement de tête. À la Lincoln, il n’est pas vraiment lui-même. À la Lincoln, il doit rester en place, avoir l’air d’un dur et penser à chacun de ses mots. Il déteste cela. Il préfère parler fort, bouger dans tout les sens et faire le gamin. Il n’aime pas les bonnes manières. Il n’aime pas être un homme.

    En faite, il a l’impression de ne jamais avoir été un enfant… alors à quoi sert être un homme? Pourquoi sauter une pareille étape?

    Assis dans la limousine, il ignore le sable qui traine sur le sol. Ses souliers de plage qu’il n’a pas quittée en sont encore pleins. Un instant, il ne peut s’empêcher de rigoler. Le chauffeur allait devoir passer l’aspirateur pour retirer tout ça. Il s’en fiche un peu, pourtant. Au moins, il amène un peu de sable, de chaleur avec lui. Son chapeau de paille sur la tête, il fredonne l’air qui passe à la radio, demande au chauffeur de monter le son. L’homme le fait avant de prendre la parole.

    « Nous devons faire un détour monsieur. Nous avons quelqu’un à prendre en chemin. »

    Il fronce un sourcil un instant, puis se met à penser à son ami, Alexander. Ils vont le chercher, peut-être? Un sourire aux lèvres, il se mit à fredonner un peu plus fort, bien heureux du revirement de situation. Il a hâte de le voir. Il lui manque.

    Le trajet est plutôt court, plutôt long. Il n’y prête pas vraiment attention. Tout ce qui l’intéresse, c’est le moment où la voiture s’arrête. Alors, il lève les yeux vers la porte, attendant son ami. Il ne reconnait pas les lieux, mais il s’en fiche. Ses tongs trainent sur le sol, ses pieds sont sur le banc. Le chauffeur n’apprécie pas, mais il n’a pas non plus son mot à dire. Ezra est le bras droit d’Alexander, après tout. Il pourrait y perdre la tête, à dire quelque chose.

    La porte s’ouvre alors brusquement. Ezra s’éloigne, les sourcils froncés. Il file dans le fond en un éclair, comme le sauvage qu’il est. Une femme monte. Qui est-elle? Oh, Grace… Grace Lincoln…que fait-elle là? Merde, il ne voulait pas la voir. Les sourcils froncés, il se met en indien tout au fond, loin d’elle. Ses tongs trainent tout près d’elle, mais il s’en fiche. Il fait la tête. Il ne voulait pas la voir. Il voulait voir Alexander.

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    Le monde n'est que mensonge. Le monde n'est que noirceur. Mon être se meurt...et toi, tu rigoles. J'suis juste un mec, mon pote. Un mec un peu triste, un peu en colère... ou énormément. J'suis moi, mon pote. J'en veux à la terre, j'en veux au monde. J'veux qu'on me console, mec. J'veux qu'on me comprenne. Et toi, tu oses me le faire croire...



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MessageSujet: Re: Du sable plein la limousine | PV Grace Lun 4 Juin - 23:03

    Grace avait toujours aimé Londres, mais maintenant qu’elle y avait emménagé, elle l’adorait. Elle y avait facilement trouvé sa place. Chose aisée quand on porte le nom de Lincoln et la bague de fiançailles d’un sénateur important. La princesse faisait sensation dans les rues londoniennes, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Il pouvait arriver qu’à un angle de rue elle croise quelqu’un qui la reconnaisse et l'aborde, voulant absolument lui serrer la main ou encore prendre une photo. C’était dans ces moments-là qu’elle se sentait le plus vivante. Quand elle était le centre de l’attention. D’autres auraient tendance à se la jouer discret, mais Grace se la jouait toujours star de cinéma, ou encore princesse d’Angleterre. Too much. Elle s’était bien habituée à sa situation et y avait vite pris goût. Pour rien au monde elle n’aurait échangé sa place. Elle comptait bien laisser ses fesses camper sur son petit trône de fille gâtée. Ou plutôt de cousine gâtée. Car ce qu’elle avait à ce jour, elle l’avait grâce à Alexander. Elle n’avait pas eu de nouvelles de son père depuis son départ et elle n’avait pas cherché à le joindre. Elle n’était pas encore prête pour cela. Et lui non plus.

    Il ne tombait que quelques gouttes mais Grace ouvrit tout de même son parapluie Burberry, pour le plaisir de s’afficher. Montrer qu’elle avait des choses de valeur faisait d’elle une personne de valeur. Une personne différente, supérieure aux autres. Selon son point de vue. Et en même temps elle ne voulait pas risquer de friser. Ses boucles étaient parfaites ainsi. La princesse remontait Bond Street et le claquement de ses talons sur les dalles humides lui résonnait aux oreilles. Elle s’arrêta devant une vitrine pour voir son reflet et vérifier que rien ne clochait. Non, tout allait bien. Mise à part la couleur immonde de cette robe exposée derrière la vitrine. Néanmoins, celle de l’autre côté était absolument sublime et faite pour elle. Elle entra dans la boutique et, trois heures plus tard, en sortit avec deux grandes poches qui s’ajoutèrent à celles qu’elle portait déjà. Ce jour-là elle avait bien dû acheter sept robes et trois paires de chaussures. Mais elle dînait avec Grégory le soir-même et tenait à être absolument parfaite.

    Les poches commençaient à lui peser et elle devait maintenant se décider. Quelle robe et quelles chaussures pour ce soir ? Pour la conseiller, personne n’était meilleur que son cher cousin. Alexander était peut-être en train de bosser à cette heure-ci, mais il ne refusait jamais une visite de sa cousine adorée. Grace fourra sa main dans son sac et en sortit son BlackBerry. Bien. La limousine n’était pas loin et allait faire un léger détour pour passer la prendre. Evidemment, il était naturel de faire n’importe quel détour pour elle, allons. Elle ne s’attendait pas à ce que le chauffeur s’en plaigne et il n’en fit rien. Il valait mieux pour lui de toute façon. Quelques minutes plus tard, la limousine s’arrêta face à elle, provoquant quelques regards curieux et admiratifs dans la rue. Mais le grand sourire qu’elle arborait s’effaça alors brusquement, au moment où elle entra. Elle avait cru qu’elle serait seule mais le poulpe aux dreadlocks était là, doigts de pieds en éventail sur la banquette, et chapeau de paille sur la tête. Le pire tableau qu’il lui eût jamais été donné de voir.

    En apercevant la princesse, Ezra se rua abruptement jusqu’au fond de la limousine, comme s’il craignait d’attraper une quelconque maladie. Elle le toisa un moment. Il fronçait les sourcils et n’avait pas l’air content. Mais elle ne l’était pas non plus. Ce n’était pas ainsi qu’on accueillait une princesse. Certes, elle avait entendu parler de lui et on l’avait mise en garde qu’il était sauvage, mais tout de même… de là à faire comme si elle était un monstre, c’était beaucoup. Lui qui en voyait pourtant tous les jours... Il avait beau être le bras droit d’Alexander, elle ne ferait aucun effort de courtoisie envers lui, elle venait tout juste de le décider. Il l’avait vexée.

    Elle répondit à son silence par un regard hautain et jeta toutes ses poches de magasins dans un coin. Elle ne remarqua le tas de sable sur la moquette que quand elle fut assise. Non mais, Ezra se croyait à la plage ou quoi ? Rebutant. Elle afficha une expression de dégoût qu’elle ne chercha même pas à cacher à son voisin. Elle se l’était dit, elle serait elle-même avec lui, autrement dit franche et peste. Elle s’en moquait qu’il la voit sous son vrai visage, car à vrai dire elle avait bien compris qu’elle n’arriverait pas à se faire aimer de lui. Alors elle n’essaierait pas d’apprivoiser le sauvage. La princesse ouvrit la boîte de macarons qu’elle avait acheté en attendant la limousine et en grignota un en regardant dehors. Elle ignorerait complètement Ezra, et elle ne lui donnerait aucun macaron. Elle en prit un second, et se rendit compte que la circulation ralentissait. Elle demanda au chauffeur d’accélérer la cadence car elle devait rapidement rentrer chez elle et se doucher avant d’aller rendre visite à Alexander. Mais celui-ci répondit qu’il n’y pouvait rien. Bien. Il y avait des embouteillages et elle était coincée avec un sauvage. Merveilleux. Frustrée, Grace attrapa son miroir de poche d’une main et redonna du volume à ses boucles de l’autre. Elle se pinça les lèvres après les avoir remaquillées de rouge à lèvres et se tourna vers Ezra. « Tu veux bien arrêter de me dévisager comme ça ? J’ai l’impression de te faire horreur. »

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Dernière édition par Grace Lincoln le Mar 5 Juin - 11:22, édité 2 fois
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Ezra Marthe
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MessageSujet: Re: Du sable plein la limousine | PV Grace Mar 5 Juin - 2:08



    Alexander lui a parlé d’elle. Selon lui, elle est parfaite. Son ami l’appelle même sa princesse. Sa petite puce. Oh, Ezra lève les yeux au ciel à chaque fois qu’il dit une connerie du genre à son sujet. Il déteste ça. On parle comme ça à un chat, à un chien, pas quand on parle d’une fille. Surtout qu’une fille aussi stupide et sans fond qu’elle. Lui, il n’a pas de surnom. Les gens le surnomment bien le poulpe dans son dos, mais sinon, il n’a pas vraiment de surnom. Alex ne s’est jamais donné la peine de lui en donner un. Il n’en mérite pas, peut-être? Surement plus qu’elle en tous cas. Et pourtant, c’est cette Grace qui en a un million et non lui. Ezra lui en volerait bien quelques uns. Pas princesse, en tous cas. Il n’a rien d’une princesse. Il n’y rien d’un prince non plus. Non, Ezra se trouve plutôt à être le méchant du conte, le sauvage que personne ne comprend. Non, on ne le comprend pas.

    Alors qu’il pense à toutes ces choses complètement stupides, la vitesse de la limousine a grandement diminué. À côté de lui, l’idiote chérie de son Alexander est en train de manger des macarons. Son ventre gronde à cette simple vue. Merde, il meurt de faim. Une nouvelle moue se dessine sur ses lèvres. Non, il ne va certainement pas lui demander s’il peut en avoir. Il ne compte surement pas lui demander quoique se soit, en faite. Encore moins lui adresser la parole. Parce que comme l’enfant qu’il se trouve étrangement souvent à être, il fait la tête. Il fait le gamin. Alexander le remarque souvent a voix haute, d’ailleurs. Ils se sont souvent disputés à cause de cela, aussi. La dernière fois qu’ils se sont vus, ils se sont disputés d’ailleurs. À cause d’une stupidité. Il ne se souvient même plus la raison de tout cela.

    Soupirant doucement, il passe une main dans ses dreads et commence à jouer avec ses orteils. Certains jouent avec leurs doigts, Ezra, ça a toujours été avec ses orteils. Il aime bien passer ses doigts entre et les agiter dans tout les sens. Le matin, il les fait toujours craquer. Alex s’en plaint quand ils dorment ensemble.

    « Tu veux bien arrêter de me dévisager comme ça ? J’ai l’impression de te faire horreur. »

    Les sourcils froncés, il lève les yeux vers elle. Elle est toute jolie avec son maquillage nouvellement retouchée. S’il ne connaissait pas son caractère insupportable, Ezra l’aurait vu comme un ange. Ses boucles sont jolies. Son sourire aussi. Elle a le même regard qu’Alexander, et c’est une chose qu’il ne peut s’empêcher d’observer. Il déteste cela. La couleur des yeux d’Alexander. Il les aime. Il les déteste. Parce qu’il ne peut leur dire non, jamais.

    « Arrête d’te prendre pour le centre du monde, princesse. Si tu savais à quel point j’en ai rien à foutre de toi. »

    Il lui adresse rapidement un sourire tout à fait charmant. À l’avant, le chauffeur semble bien sortir après sa façon de parler. Il s’en fiche. Juste par son regard, son air de petite peste, elle l’a mis hors de lui. Il ne faut jamais grand-chose pour le mettre en colère ou autre. Ezra est un sauvage après tout, il lui suffit de peu. Ses sentiments le dominent, et non le contraire.

    Sans gêne, il tend les orteils vers lui, attrapant ses tongs entre ses doigts de pieds. Elle affiche une mine dégoutée, mais Ezra s’en fiche complètement. En fait, il s’en amuse. Sans gêne, il ne peut s’empêcher de lui balancer une tong à la tête. Il n’oublie pas de rire par la suite, trouvant la situation très hilarante. Autant s’amuser, vu qu’il est pris dans la limousine avec elle.

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    Le monde n'est que mensonge. Le monde n'est que noirceur. Mon être se meurt...et toi, tu rigoles. J'suis juste un mec, mon pote. Un mec un peu triste, un peu en colère... ou énormément. J'suis moi, mon pote. J'en veux à la terre, j'en veux au monde. J'veux qu'on me console, mec. J'veux qu'on me comprenne. Et toi, tu oses me le faire croire...



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MessageSujet: Re: Du sable plein la limousine | PV Grace Mar 5 Juin - 12:22

    Grace regardait les gouttes de pluie perler contre la vitre de la limousine. Petite, elle avait pris l’habitude de jouer avec, imaginant des courses de gouttes. Celles qui s’écrasaient étaient hors-jeu, et la première qui disparaissait en bas de la vitre était gagnante. Même adulte, elle continuait de s’en distraire. Avec un regard un peu plus perdu que lorsqu’elle était enfant cependant. Elle voulait arriver vite chez elle pour prendre une douche et ne pas passer plus de temps avec Ezra. Qu’est-ce qu’Alexander pouvait bien lui trouver ? Il était désespérant. Comment son cousin pouvait-il marcher à côté d’un homme aussi peu soigné et absolument asocial ? Sa réaction face à l’arrivée de Grace dans la limousine était démesurée. Un vrai sauvage. Le toutou d’Alexander n’aurait donc aucune friandise. La princesse savourait ses délicieux macarons hors de prix en s’assurant bien qu’il la voit et bave de jalousie. Du coin de l’œil elle voyait bien qu’il regardait dans sa direction. Les sucreries, ça faisait toujours effet. Mais dommage pour lui, elle ne lui en proposerait pas.

    La circulation était ralentie et Grace s’impatienta. On ne faisait pas attendre une princesse ! Quand le chauffeur lui expliqua qu’il y avait des embouteillages elle poussa un soupir exaspéré. Elle était coincée pour un moment dans la limousine, et en plus avec Ezra. Elle aurait pu se faire à n’importe qui sauf à lui. Elle n’aimait pas sa façon d’être et encore moins sa façon de la regarder, comme si elle était dangereuse et repoussante. Non mais quelle idée vraiment. Elle lui fit d’ailleurs la remarque, se sentant observée pendant qu’elle se recoiffait et se passait un coup de rouge à lèvres. Mais Grace se sentait observée même quand elle ne l’était pas de toute façon. Elle désirait tellement les regards des gens portés sur elle qu’elle en arrivait à se les imaginer.

    La couleur de ses lèvres rehaussée et ses boucles rebondies, elle se pensait irrésistible. Mais il avait fallu qu’une personne sur terre ne tombe pas sous ses charmes. Malheureusement, c’était la personne la plus proche de son cher cousin. Ezra fronça les sourcils en levant les yeux vers elle et la renvoya balader aussi facilement qu’on jette un cafard à la poubelle. Sauf que Grace était une princesse et qu’on ne lui parlait pas ainsi. Outrée par ses mots, elle afficha son petit air choqué et mécontent qui devait vraisemblablement plaire à Ezra. Son grand sourire hypocrite le lui montrait bien. Elle ne lui rendit pas son sourire et plissa ses yeux mascarés à la place, d’un air de défi. Elle allait lui montrer qu’on ne lui parlait pas ainsi. Elle lui ferait payer son arrogance, dès qu'elle en aurait l'occasion.

    De son petit air mécontent, elle tourna la tête hautainement et reprit sa course de gouttes d’eau en avalant un troisième macaron. Vanille, son préféré. Elle continuerait d’ignorer Ezra. La meilleure réponse à donner était généralement le silence. Elle aussi, elle n’en avait rien à faire de lui, de toute manière. Mais qu’il ne se mette pas entre elle et Alexander, ou elle serait prête à lui faire regretter. Elle venait tout juste de retrouver son cousin, sa famille. Elle ne voulait pas qu'on l'en éloigne. Elle était un peu jalouse d’Ezra en fait, même si elle n’osait pas se l’avouer. Alexander parlait tellement de lui. Pourtant il avait l’air d’une vraie bête, froide et insolente. Elle le connaissait peu mais ne l’aimait déjà pas.

    Elle l’entendit bouger et tourna la tête. Il remettait ses tongs de paysan à la manière d’un paysan. Il avait l’air d’un paysan. Et un bouseux n’avait rien à faire à côté d’une princesse. Le joli minois de celle-ci se transforma en grimace de dégoût, puis de surprise. Elle venait de recevoir sur la tête une de ses sandales immondes qui avait fini de rebondir sur le sol plein de sable. Là, c’était trop. Ezra riait aux abois et sa seule envie en le voyant ainsi était de lui mettre une bonne claque. Elle prit une inspiration en fermant les yeux et arbora un sourire faux au rétroviseur, pour que le chauffeur la voie et note qu’elle ne perdait pas son sang-froid. Pourtant, elle appuya sur le bouton qui ferma la vitre qui les séparait du conducteur et ouvrit celle de son côté. Elle prit la tong et la lança avec force hors de la limousine, avant de se tourner tout sourire vers Ezra et de lui dire d’un ton mielleux : « Sa place est dehors, tout comme toi le fauve. Allez, va chercher ! »

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Ezra Marthe
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MessageSujet: Re: Du sable plein la limousine | PV Grace Mar 5 Juin - 22:33

    Il s’attend à tout venant de sa part. Elle risque de crier, de criser comme une gamine, ou alors de le frapper. Peu importe. Alex aussi fait ça. Il y est bien habitué à tout ça. Alors sagement, il attend. Il rigole un peu pour la cause, surtout en voyant la tête qu’elle tire quand elle se rend compte que oui, il vient vraiment de lui balancer une tong à la tête. Il ne peut s’empêcher de rire, parce que malgré le fait qu’elle soit chiante, elle est adorable comme ça, un air complètement dégouté sur le visage et une moue sur les lèvres. Mine de rien, Grace Lincoln est une belle femme. Elle partage la même beauté que son cousin, une beauté qui a toujours rendu Ezra un peu fou, un peu mou. Quelque chose dans cette sorte de beauté lui dit d’être lui-même, et il ne se gêne pas pour le faire. Alexander adore ça. Grace, surement pas. Elle essaie de garder son calme alors il rigole toujours comme un gamin. À l’avant, le chauffeur disparait lentement dernière la vitre? Ezra fronce un instant des sourcils. Quoi, il ne veut plus les voir? Il en a déjà assez d’eux? Puis, son regard capte la main de Grace sur le petit bouton de la vitre.

    Oh.

    Il ne peut s’empêcher de rigoler. Comme si une vitre peut bloquer les cris d’une dame. Une femme crie bien trop fort pour ne pas être entendu, peu importe l’épaisseur de la vitre. Son rire se coupe rapidement, pourtant. Elle ouvre une seconde vitre. Celle juste à côté d’elle. La bouche ouverte, un air stupide en plein figure, il observe Grace lancer son tong avec force à l’extérieur de la limousine. Oh. Elle a du cran. À peine a-t-il mis sa main sur la poignée de la porte pour aller la chercher qu’un cycliste passe à toute vitesse à côté d’eux et… se prend la tong. Non, en fait, ses roues se prennent dedans et l’homme tombe sur le capot de la voiture juste à côté. Un taxi. Un joli taxi d’ailleurs. Les yeux grands ouverts, la main toujours sur la poignée, il observe la scène sans vraiment y croire, et là…éclate de rire.

    « HAHAHHA. T’as failli tuer ce mec!! hahaha, mais on t’a jamais dit de vérifier ton angle mort? Hahahaha! »

    N’attendant pas sa réponse, il ouvre la porte. Ils sont complètement bloqués dans la circulation. La voiture n’avance plus, tout comme les autres. À côté, le cycliste jure contre sa tong alors que le chauffeur de taxi ne se gêne pas pour lui faire la morale, et lui parle même de ses assurances et des dégâts qu’il a causés à sa voiture. L’idiot. La voiture n’a rien du tout. Ezra met ses lunettes de soleil qui sont accroché sur sa camisole, et d’un sourire un peu animal sur les lèvres, il va les rencontrer.

    Le regard du chauffeur de taxi s’égare un peu sur ses pieds nus, et Ezra me peut s’empêcher de faire danser ses orteils un instant, juste pour ajouter un peu d’ambiance. L’homme grimace.

    « Vraiment désolé les gars, mais c’est mon tong. »

    Mine de rien, il ramasse ce qui lui appartient. Le cycliste ne sait pas quoi dire, lance des regards à l’étrange qui lui fait face et à la limousine d’où il vient de sortir. Qui est-il? À l’intérieur, Grace semble être en train de se cacher. Meilleure moment pour se moquer d’elle.

    Se penchant sur le rebord de sa fenêtre encore ouverte, Ezra lui fait un joli sourire, et dit.

    « Voyons chérie, tu vois ce que tu as fait? je t’avais dit que le lancé de tong était bien trop dangereux dans la rue. Excusez-la, elle est un peu enfantine. »

    D’un simple de main, il montre aux deux hommes qu’elle est un peu dérangée.

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    Le monde n'est que mensonge. Le monde n'est que noirceur. Mon être se meurt...et toi, tu rigoles. J'suis juste un mec, mon pote. Un mec un peu triste, un peu en colère... ou énormément. J'suis moi, mon pote. J'en veux à la terre, j'en veux au monde. J'veux qu'on me console, mec. J'veux qu'on me comprenne. Et toi, tu oses me le faire croire...



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MessageSujet: Re: Du sable plein la limousine | PV Grace Jeu 19 Juil - 2:28

    Jamais. Jamais on ne lui avait autant manqué de respect. Elle n’avait jamais été une looser au lycée, jamais on ne l’avait lynchée ou martyrisée. Elle était plutôt celle qui se moquait et les pointait du doigt. A l’occasion elle leur lançait aussi des objets à la figure, justement pour faire bonne figure face à ses abeilles. Elle, c’était la reine. Les couloirs étaient les siens, et ses sous-fifres ne devaient jamais marcher devant elle. Elles devaient être derrière, toujours. Elles ne devaient pas non plus s’asseoir une marche plus haute que Grace sur les gradins, au risque de perdre leur place dans la ruche et donc, leur réputation. Elle avait été la reine du lycée, la reine à la fac, et jamais ô grand jamais on n’avait osé lui manquer de respect. Rien que son nom inspirait la considération, voire la vénération.

    Aujourd’hui, elle était une princesse. Métaphoriquement parlant. Elle était plus précisément la cousine du grand Alexander Lincoln et la fiancée d’un sénateur et futur ministre. Un homme de pouvoir ne pouvait qu’être avec une femme comme elle. La lumière brillante de sa bague de fiançailles se refléta grâce à l’éclat du soleil dans les pupilles d’Ezra. Il était extrêmement fier de lui. Il était satisfait. Jamais on n’avait manqué de respect à Grace. Pourtant, ce jour-là, dans la limousine qu’elle avait l’habitude de prendre, elle venait de se recevoir une tong sur la tête. Une tong. Parfaitement.

    Choquée, outrée, vexée, humiliée, et bien plus encore. Néanmoins, elle se força à afficher une mine impassible, et fit comme si elle ignorait totalement cet affront. Mais ce n’était que pour masquer ce qu’elle cachait derrière. Une fois la vitre de la limousine entre le conducteur et les passagers remontée, elle perdit toute trace de sang-froid et balança avec force la tong hors de la limousine, sans même faire attention à la trajectoire et encore moins à la visée. Alors qu’elle parlait à Ezra comme à un chien, le sommant de sortir chercher son horreur, un bruit strident se fit entendre. Grace tourna rapidement la tête et vit avec effroi qu’un homme était affalé sur le capot d’un taxi, la tong du poulpe s’étant prise dans les rails des roues de son vélo, celui-ci gisant sur le béton.

    Ezra était hilare et prenait l’accident à la rigolade. Une nouvelle fois, Grace était humiliée par ce paysan sauvage et imbécile. Incroyable. Il sortit de la limousine pour aller chercher sa tong mais se fit bien vite engueuler par le cycliste accidenté et le chauffeur de taxi. Les roues du vélo tournaient toujours sur elles-mêmes et Grace entendait les jurons se mélanger. Ezra n’avait pas du tout l’air désolé, pourtant il présenta ses excuses aux concernés, un sourire en coin et ses lunettes de soleil sur le nez, alors qu’il gouttait légèrement. Ne voulant pas se mêler aux hostilités, Grace se fit toute petite et s’enfonça dans son siège. Mais évidemment, il fallait qu’Ezra envenime sa situation.

    La jolie petite tête dreadée du poulpe fanatique de son cousin se pencha à la fenêtre restée ouverte de la limousine, derrière laquelle Grace tentait de se cacher, et lui sourit. Chérie ? Il était en train de l’appeler chérie ? Mais de qui se moquait-il ? Faire croire aux gens du peuple qu’elle était avec lui était tout bonnement inacceptable. Elle portait la bague de fiançailles d’un sénateur tout de même ! Et lui, Ezra, s’amusait comme un crétin. Pire, il la faisait passer pour une totale idiote, une cinglée même. Il mima d’un geste de la main à ses interlocuteurs qu’elle était dérangée du ciboulot et Grace ne put retenir une mine scandalisée. Elle lui fit comprendre par un regard, comme s’il pouvait y lire comme dans un livre ouvert, qu’elle lui ferait payer. Il voulait jouer à ce petit jeu ? Soit. Elle jouerait elle aussi.

    « Excusez-moi messieurs je n’avais pas l’intention de causer de tels dégâts. J’ai simplement l’habitude de lancer ses vieilles tongs dégoûtantes quand je m’ennuie, et le but est qu’il les rattrape, comme un gentil toutou, avant la fin du temps imparti. Il paiera pour les dommages, n’est-ce pas chéri ? » finit-elle par lui demander en lui adressant un sourire charmant.

    « Tu es vilain avec moi mon canard, alors tu vas rentrer à pieds. » Et sur ces mots elle verrouilla d’un pressement de bouton les portes de la limousine et gratifia son amant bidon d’un clin d’œil enjôleur.

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Ezra Marthe
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MessageSujet: Re: Du sable plein la limousine | PV Grace Ven 27 Juil - 0:41


Elle est amusante. Très amusante, même. Elle a ce même sens qu’Alexander, mais les coups en moins. Que les bons côtés d’Alex, quoi. Ezra ne peut s’empêcher de sourire, alors qu’il la fait passer pour la pire des folles devant des inconnus. Il ne la connait pas vraiment elle non plus, pour tout dire. Que des mots dit de la bouche d’Alexander, mais il met toujours ce qui lui appartient ou ce qui lui est apparenté sur un pied d’Estale, alors le sauvage se doute bien qu’il y a quelques mensonges dans ce qu’il lui a dit, et des choses qui ont été un peu trop embelli. Un instant, en lui lançant un bref regard, il se dit qu’Alexander n’a pas menti ou embelli une chose; la beauté de Grace. Ezra n’est pas du genre à s’attarder à ce genre de chose, à voir les femmes plus belles qu’elles ne le sont. Il les trouve pour la plupart commune, et il ne trouve le plaisir et le désir que très rarement depuis toujours. Et pourtant, là à cette instant, il peut parfaitement garantir qu’elle est merveilleuse, voir même sublime.

De nouveau, elle lui lance un regard qui lui fait transmettre toute sa rage, toute sa colère. Il sait parfaitement qu’il n’y a aucun mensonge dans un pareil regard venant d’elle, et pourtant, il n’y porte pas vraiment attention, captant plutôt les certains lueurs qui flottent au travers de ses yeux, les rendant encore plus merveilleux. Le bleu a toujours été sa couleur préféré, certainement à cause des yeux des Lincolns et des éclats du ciel. Son bras accoté contre la voiture, il se trouve à demi penché vers elle, et un instant, il croit que quelque chose arrivera.

Mais elle prend la parole. La parole d’une femme a toujours le don de tout cassé, non? Selon Ezra, oui.

« Excusez-moi messieurs je n’avais pas l’intention de causer de tels dégâts. J’ai simplement l’habitude de lancer ses vieilles tongs dégoûtantes quand je m’ennuie, et le but est qu’il les rattrape, comme un gentil toutou, avant la fin du temps imparti. Il paiera pour les dommages, n’est-ce pas chéri ? »

Elle est amusante. Adorable. Idiot, il se permet de sourire avant de lancer un regard aux deux hommes qui les regardent étrangement, ne comprenant pas particulièrement à quel point ils pouvaient être fous, les deux ensembles. Erza s’apprête à lui donner le numéro de la compagnie, en cas de dommage ou quoique se soit, car le jeu a cassé duré, mais Grace prend la parole.

« Tu es vilain avec moi mon canard, alors tu vas rentrer à pieds. »

EH?

Surpris, il se tourne vers elle, les yeux grands ouverts. Il n’a pas le temps de dire quoique se soit que les portes se sont déjà fermées, et qu’il est là, toute enfermé à l’extérieur. Les bras ballants, il se contente du clin d’œil qu’elle lui lance avant de se retourner vers les autres, et de leur donner la carte.

« Ah les femmes, hein. Elles font tous pour nous rendre fous. Grace, c’est la pire. Mais au lit, ouff, une lionne, si vous saviez… mais vous saurez jamais, hein. »

Il leur lance un regard, l’air de dire qu’il était en train de marquer son territoire…en disant des conneries, ouais.

« Bon hein, je dois y aller, moi. La carte, pour les dommages. J’suis l’adjoint de tout ça, alors demandez Ezra. Adios amigos ! »

Derrière, la voiture a commencé à avancer, malgré le trafic. Il arrive encore à la voir au loin, et prenant sa tong qui traine au sol, il marche rapidement jusqu’à la voiture, puis, d’un bond et pleins d’espoir, il saute sur le toit dans l’espoir d’y voir l’ouverture ouverte. Et elle l’est.

D’un sourire animal, il pénètre donc dans la limousine par le toit en se laissant tomber comme un gros boulet, et cela juste en face de Grace. À peine a-t-elle le temps d’échapper un quelconque cri que son visage se trouve à quelques pouces du sien, leur haleine se mélangeant.

« Tu te trouves amusante, Grace? Tu l’es, chérie, et c’est peut-être dommage pour toi, parce que j’adore ça. »

Son regard un instant s’aventure sur ses lèvres, puis il lui adresse un sourire méprisant avant de, d’un coup plutôt surprenant, lui lécher le bout du nez. L’air de rien, il va par la suite de nouveau à sa place, dépose la tong qu’il a enfile près de l’autre, et lui sourit au loin.

Elle va exploser.

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    Le monde n'est que mensonge. Le monde n'est que noirceur. Mon être se meurt...et toi, tu rigoles. J'suis juste un mec, mon pote. Un mec un peu triste, un peu en colère... ou énormément. J'suis moi, mon pote. J'en veux à la terre, j'en veux au monde. J'veux qu'on me console, mec. J'veux qu'on me comprenne. Et toi, tu oses me le faire croire...



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